mardi, 27 octobre 2009

Idendité nationale,

Le ministre de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale Éric Besson prévoit trois mois de discussions

Trois mois pour réfléchir à ce qu'est l'identité nationale de la France. Le ministre de l'Immigration, Éric Besson, a dévoilé, lundi, dans un communiqué, le calendrier et les modalités du «grand débat» sur l'identité nationale qu'il a annoncé la veille au «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI». Cette réflexion nationale, qui associera les forces vives de la nation (associations, syndicats, enseignants, parents, élèves, élus locaux), s'ouvrira le 2 janvier pour s'achever le 28 février par la présentation d'une synthèse.

Les participants devront répondre à deux questions générales - «Pour vous, qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ?» et «Quel est l'apport de l'immigration à l'identité nationale ?» - et à de nombreux points précis. Au programme et dans le désordre : la définition de «notre nation», la solidarité nationale, la laïcité, l'opportunité d'obliger les jeunes à chanter au moins une fois par an La Marseillaise, etc. Comme prévu, les réunions se dérouleront «dans chacune des 100 préfectures de départements et des 350  sous-préfectures» et seront animées par le corps préfectoral, mais aussi par les parlementaires nationaux et européens.

Après la polémique sur les tests ADN, Éric Besson a donc mis les formes vis-à-vis de la majorité en informant préalablement les présidents des groupes UMP de l'Assemblée et du Sénat, Jean-François Copé et Gérard Longuet, ainsi que l'eurodéputé Michel Barnier. Manière pour l'ex-PS, cité comme «premier ministrable», de montrer qu'il souhaite dorénavant travailler main dans la main avec la majorité. Pas sûr que Jean-François Copé apprécie que le ministre de l'Immigration lance un débat sur un thème qu'il porte lui-même depuis des mois…

Peu importe. Éric Besson est satisfait. Après les tests ADN, la fermeture de Calais, le livre publié par son ex-épouse, Sylvie Brunel, le voilà encore dans la lumière. «Ce débat ne me fait pas peur, confie-t-il. Je le trouve même passionnant.» Passionnant, mais très critiqué dans l'opposition. Des Verts au Front national, beaucoup dénoncent une opération destinée à récupérer les voix des électeurs d'extrême droite à quelques mois des régionales

 

dimanche, 13 septembre 2009

bilan rentrée

 

Analyse de la rentrée 2009

 

 

* Application de la circulaire de rentrée 2009

 

La circulaire de rentrée 2009 est parue le 20 mai 2009, signée de Xavier Darcos. Il va sans dire que la FCPE n'avait pas été consultée avant sa publication. Luc Chatel aura-t-il à cœur de faire appliquer une circulaire qu'il n'a pas décidée ?

 

Cette circulaire dresse une liste de 15 priorités, dont l'énoncé ne peut que plaire dans l'ensemble mais dont on peut anticiper qu'elles sont trop nombreuses pour être toutes réellement prioritaires. On peut toutefois s'interroger notamment sur l'une des priorités, définie comme « offrir aux élèves et à leurs parents de nouveaux services éducatifs ». Parmi ces services, présentés comme « gratuits » et « complémentaires à l'offre éducative traditionnelle », on trouve l'accompagnement éducatif et le dispositif de réussite scolaire pour les lycéens.

 

Il s'agit de cache-misère, d'effets d'annonce, qui ne correspondant pas à la demande des parents d'élèves. Sans parler du fait que la notion de « services » est particulièrement discutable pour un service public comme l'Education nationale. On se plaint déjà que les parents seraient des consommateurs d'école mais on ne fait là que les encourager dans cette voie.

 

Ajouter du temps scolaire aux élèves les plus en difficulté ne résoudra pas leurs difficultés, mais cela accrédite l'idée que l'Ecole ne peut suffire à atteindre un bon niveau et qu'il faut donc recourir à des palliatifs en dehors du temps scolaire, auprès d'officines privées pour les parents aisés, auprès de l'Education nationale pour les autres.

 

Croyez-moi, s'il y a bien un service à rendre aux parents, c'est de faire fonctionner le système correctement, à commencer par le remplacement des enseignants absents.

 

On peut aussi s'interroger sur l'ordre dans lequel ces priorités sont mentionnées, la dernière étant « associer les parents d'élèves à la réussite de leurs enfants »...

 

En outre, les mesures associées aux priorités laissent parfois perplexes. Ainsi, pour « améliorer la pratique des langues vivantes », il n'est pas question de dédoublements, pas plus que d'une rénovation de l'enseignement. Il est question de « l'effort engagé à l'Ecole primaire » dont nous sommes bien placés pour savoir qu'il a été très mesuré et qu'il est loin d'avoir porté ses fruits. Et qu'il en sera ainsi tant que l'Education nationale n'aura pas fait un choix net entre la diversité et la cohérence des apprentissages des élèves.

 

Enfin, les mesures ou dispositifs énumérés ne sont pas offerts à tous les élèves : sections européennes ou de langues orientales, classes de 6ème bilangue, stages gratuits pendant les vacances, encouragement à la mobilité, rien de tout ça n'est prévu à la fois pendant le temps scolaire et pour tous les élèves.

 

 

* Grippe A

 

Voir note d'information du 3 septembre2009.

 

 

* Agence du remplacement

L'Agence nationale du remplacement avait été annoncée par Xavier Darcos pour le 1er septembre 2009. Son objectif était d'assurer une gestion nationale et centralisée des remplacements depuis un seul et même lieu pour toute la France. Elle ne verra pas le jour dans les délais, voire peut-être pas du tout, à en croire le nouveau ministre, Luc Chatel qui a déclaré avoir « trouvé sur [son] bureau l'agence du remplacement à l'état de concept » à son arrivée et a laissé entendre qu'une telle agence n'était pas forcément la réponse adaptée au problème du remplacement dans l'Education nationale.

 

Le ministre a confié à Michel Dellacasagrande une mission d'expertise sur la faisabilité d'une telle agence.

 

Dans l'immédiat, les remplacements continueront à être assurés dans les (mauvaises) conditions en vigueur jusqu'ici, avec 13 500 postes en moins en cette rentrée.

 

 

* Généralisation de l'accompagnement éducatif

L'accompagnement éducatif dans l'élémentaire reste pour cette année 2009-2010 réservé aux écoles en éducation prioritaire. Une généralisation à l'ensemble des écoles, comme cela a été le cas l'an dernier pour les collèges, n'est pas prévue par le ministère. En 2007, Xavier Darcos avait pourtant déclaré qu'il mettrait en place l'accompagnement éducatif dans les écoles primaires "peut-être dès la rentrée 2008, sinon à la rentrée 2009". Est-ce parce que le système aurait été trop onéreux, ou qu'il ferait double emploi avec l'aide personnalisée ou encore est-ce parce qu'un débat sur les rythmes organisée par le ministère s'avérait nécessaire, que le ministre a décidé de ne pas généraliser le dispositif ?

 

En 2008-2009, 30% des collégiens du public et 25,3% des élèves de l'école élémentaire publique de l'éducation prioritaire ont bénéficié de l'accompagnement éducatif selon le ministère de l'Éducation nationale.


Depuis la rentrée de la Toussaint 2008, l'accompagnement éducatif avait en effet été étendu à tous les collégiens et aux élèves des écoles élémentaires de l'éducation prioritaire. Il avait d'abord été expérimenté en 2007 auprès de 210 253 collégiens de l'éducation prioritaire. Il s'applique à quatre domaines: l'aide aux devoirs, les activités culturelles et sportives, et les langues vivantes depuis la rentrée 2008 pour les collégiens.

 

Par ailleurs, le ministère de l'Éducation nationale a annoncé en juin dernier qu'à la demande du président de la République, Xavier Darcos avait lancé une réflexion sur la possibilité d'allonger les périodes et les horaires d'ouverture des lycées afin de permettre le développement de nouvelles activités au service des élèves et des familles.

 

 

* Circulaire d'application du SMA

Dans un arrêt du 17 juin 2009, le Conseil d'Etat a annulé la circulaire n° 2008-111 du 26 août 2008, relative à la mise en œuvre de la loi n° 2008-790 du 20 août 2008 créant un droit d'accueil au profit des élèves des écoles maternelles et élémentaires.

Cette circulaire a été annulée car elle introduisait certaines dispositions techniques en contradiction avec la loi du 20 août 2008.

L'annulation de cette circulaire ne remet cependant pas en cause le dispositif législatif et réglementaire relatif au service d'accueil dans les écoles.

* Rythmes

 

Selon un sondage réalisé par l'institut CSA pour le SNUIPP-FSU, rendu public le 25 Août dernier, 67% des Français sont favorables à la semaine scolaire de quatre jours et demi. L'opinion a donc rejoint les chercheurs et la FCPE pour rejeter l'organisation de la semaine sur quatre jours avec des journées de classe beaucoup trop longues et irrespectueuses des rythmes des enfants.

 

La FCPE peut s'attribuer une large part de ce résultat qui suit notre campagne d'opinion contre la semaine de quatre jours instaurée à la rentrée 2009 à l'Ecole primaire.

 

D'ailleurs, dans leur rapport publié en septembre 2009, les deux inspections générales de l'Education nationale citent clairement la prise de position de la FCPE sur cette question comme point de départ des réflexions menées par des villes ou des IA.

 

Sur cette question de l'organisation de la semaine scolaire, les inspections générales estiment que « la situation n'est pas satisfaisante » et jugent que l'autorité ministérielle (...) doit fixer le cap, prendre le temps de la concertation avec les collectivités territoriales pour définir les délais nécessaires à la réorganisation des activités et des services.

 

Sur le terrain les choses bougent aussi, les écoles et les villes qui étaient depuis la rentrée 2008 déjà organisées sur quatre jours et demi gardent le même rythme (Toulouse, Rennes, Arras, Lille...), d'autres changeront vraisemblablement d'organisation du temps scolaire à la rentrée 2010 (Angers, Mulhouse, Belfort, Brest).

* Circulaires CLIS et RASED

La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances et la mise en place de l'aide personnalisée rendaient nécessaire une actualisation de la circulaire 2002-113 du 30 avril 2002. Les circulaires 2009-088 et 2009-087 parues au BO le 27 août 2009 abrogent et remplacent donc la circulaire de 2002. Une nouvelle circulaire sur les UPI devrait paraître prochainement ce qui pourrait entraîner des changements dans la circulaire 2009-087 sur les CLIS.

 

 

A noter quelques nouveautés :

-       le titre de la circulaire CLIS ne parle plus de « classe d'intégration » mais de « classe d'inclusion » ;

-       l'apparition des CLIS maternelle ;

-       la typologie des CLIS 1 et 4 (ajout des troubles spécifiques du langage et de la parole, référence aux dyspraxies).

 

Vous trouverez en fichier joint la lettre que nous avons adressée au ministre de l'Education nationale pour lui faire part de notre analyse et notamment de notre mécontentement quant à la disparition de toute référence à l'accord parental nécessaire à la mise en place des aides.

 

* Nouveau DNB

 

Un arrêté du 9 juillet 2009 modifie quelque peu les modalités d'attribution du diplôme national du brevet à la session de 2010.

 

Il est précisé que le choix de la langue vivante étrangère pour laquelle un niveau A2 est requis appartient au candidat. La certification peut donc concerner la LV2 aussi bien que la LV1.

 

Les candidats peuvent demander une mention « langue régionale » en basque, breton, catalan, corse, créole, gallo, occitan-langue d'oc, langues régionales d'Alsace, langues régionales des pays mosellans, langues mélanésiennes et tahitien, à condition d'avoir suivi l'enseignement et de satisfaire au niveau A2.

 

L'oral d'histoire des arts fait l'objet d'une expérimentation dans tous les établissements en 2009-2010. Si l'élève le choisit, les points au dessus de la moyenne sont pris en compte pour l'attribution du brevet au titre de l'enseignement optionnel.

 

En cas de fraude ou de suspicion de fraude lors d'une épreuve, le candidat est autorisé à continuer à subir les épreuves jusqu'à ce qu'il soit statué sur son cas.

 

N.B. : la validation du B2i est toujours requise et il est important que les collégiens et leurs familles soient informés dès le début de l'année scolaire des modalités de validation.

 

En outre, il n'est pas nécessaire d'attendre la classe de troisième pour commencer à valider des items. La circulaire n° 2005-135 du 09 septembre 2005  stipule que « l'évaluation des compétences du brevet informatique et internet collège fait l'objet d'un travail régulier tout au long des quatre années du collège ». De même, « tous les enseignants sont susceptibles de contribuer à la validation de ces compétences ».

 

 

* Code de la paix scolaire

Annoncé en janvier 2008 pour une publication en janvier 2009 puis à la rentrée 2009, le code de la paix scolaire ou code des règles de vie scolaire n'a pas encore vu le jour. Luc Chatel l'a toutefois mentionné dans sa conférence de presse du 31 août.

 

« L'École enseigne aux élèves le respect des règles de la vie collective et les sanctions prévues chaque fois qu'elles sont enfreintes. Un Code de la paix scolaire les rassemblera dans un langage clair, accessible et illustré, pour les collégiens et les lycéens. La réglementation relative à la discipline dans les établissements du second degré sera revue pour permettre plus de souplesse et de rapidité. »

 

 

* Vote des deux parents dans l'enseignement agricole

 

Un décret en date du 29 juillet 2009 modifie l'article R 811-15 du code rural et instaure le vote des deux parents aux élections scolaires de l'enseignement agricole public dès cette rentrée.

 

« Chaque parent d'élève, d'étudiant ou d'apprenti est électeur et éligible sous réserve, pour les parents d'enfant mineur, d'exercer l'autorité parentale. Il ne dispose que d'une voix quel que soit le nombre de ses enfants inscrits dans le même établissement. Lorsque l'enfant a été confié à un tiers qui accomplit tous les actes usuels relatifs à la surveillance et à l'éducation de l'enfant, ce tiers exerce à la place des parents le droit de voter et de se porter candidat. Ce droit de suffrage est non cumulatif avec celui dont il disposerait déjà au titre de parent d'un ou plusieurs enfants inscrits dans l'établissement. »

 

 

jeudi, 03 septembre 2009

Rencontre avec le ministre

Chers amis,

La FCPE a été reçue mardi 1er septembre par le directeur de cabinet de Luc Chatel, en compagnie des autres fédérations de parents d’élèves (APEL, PEEP, UNAAPE), pour évoquer les questions de rentrée et notamment la grippe A. C’était la première fois depuis bien longtemps qu’une telle réunion de rentrée avait lieu. Le ministre et son cabinet semblent vouloir donner des signes que les méthodes ont changé.

La FCPE s’est étonnée en aparté de la présence de l’UNAAPE qui n’est pas une fédération représentative au niveau national.

Voici un compte-rendu de cette rencontre.

Jean-Jacques Hazan, président

* Grippe A (voir aussi la note d’information de ce jour)

Le directeur de cabinet a indiqué que le virus de la grippe A (H1N1) est aujourd’hui considéré comme bénin mais « extrêmement contagieux », cela sous réserve d’une mutation le rendant plus dangereux. Le ministère de l’Education nationale se prépare depuis plusieurs années à faire face à une pandémie, c’est ce qui fait qu’il a en réserve l’équivalent de 12 semaines de cours, pour le primaire comme le secondaire.

La décision éventuelle de fermeture d’une classe ou d’une école à partir de 3 cas groupés sera prise par le préfet. Elle correspond à la définition de l’OMS. En revanche, l’initiative d’isoler un enfant ou un adulte présentant des symptômes pouvant être ceux d’une grippe incombe aux directeurs et chefs d’établissement. Les personnes susceptibles d’être grippées devront être dotées d’un masque pour éviter la contagion.

Dans un premier temps, c’est la prévention, notamment par l’information sur « les gestes barrière » qui est privilégiée, afin de limiter l’expansion de la maladie. Lorsqu’un cas sera soupçonné chez un adulte ou un enfant, celui-ci sera isolé et doté d’un masque évitant la contagion. Le port systématique de ces masques par les non malades est en revanche inopérant.

Un quatre pages reprenant ces informations sera distribué dès la rentrée à tous les parents.

La FCPE a demandé à ce qu’il soit réfléchi à la protection sociale des parents des enfants non malades mais dont la classe ou l’école serait fermée. Il s’agit bien d’éviter le passage d’une crise sanitaire à une crise sociale. Ainsi, si une classe ou une école ferme, il faut que tous les enfants soient considérés comme malades et leurs parents protégés pour leur congé. Le directeur de cabinet du ministre nous a assurés qu’il transmettrait cette demande à la cellule interministérielle qui a la tâche de gérer la pandémie dans tous ses aspects, autour du ministre de l’Intérieur.

De même, il conviendrait que des informations et consignes soient données aux parents qui auront à s’organiser pour garder les enfants pour éviter de constituer des modes de garde collectifs tout aussi risqués que la classe. Jusqu’à combien d’enfants est-il ainsi possible de regrouper sans recréer une collectivité « à risque » ?

La FCPE a également souligné qu’à la reprise des cours, il ne faudrait pas faire comme si tous les élèves avaient eu accès aux cours enregistrés et diffusés sur Internet, à la télévision et à la radio.

Le directeur de cabinet s’est voulu rassurant également sur ce point.

* Remplacements

Selon le directeur de cabinet, les rentrées scolaires sont mieux réussies aujourd’hui qu’il y a quelques années. Néanmoins, du fait du nombre d’élèves (12 millions) et d’enseignants (857 000), il juge inévitable qu’il y ait quelques ajustements les premiers jours. Il a assuré que tous les élèves auraient une affectation et souligné en particulier la polarisation sur Paris et l’Ile-de-France et les problèmes liés au passage d’élèves d’établissements privés vers l’enseignement public. Selon lui, il y a plus de demandes de dérogations qu’il y a deux ans mais pas plus de cas difficiles même si les frustrations sont logiquement plus nombreuses.

Sur le remplacement, il observe qu’il existe un consensus général pour dire qu’il faut une amélioration du système et qu’il existe des marges de manœuvre pour progresser. Il souligne la différence entre premier et second degrés et entre les remplacements qu’il est possible d’anticiper (formations, congés maternité) et les autres. Selon lui, les choses se passent bien pour les remplacements de longue durée mais les problèmes se multiplient sur les courtes durées, en particulier pour les remplacements de moins de 8 jours.

Quant à l’agence nationale du remplacement, il a estimé qu’un pilotage des remplacements depuis le ministère reviendrait à mettre en place une véritable usine à gaz.

La FCPE a demandé un bilan détaillé de l’assouplissement de la sectorisation, demande à laquelle le directeur de cabinet a assuré qu’il répondrait favorablement.

La FCPE a également souligné le problème particulier des affectations en lycée professionnel du fait de la réforme du bac pro trois ans. Le directeur de cabinet a annoncé qu’une attention particulière serait accordée à ce problème, pour « ne pas entacher une bonne réforme par des problèmes d’affectation ».

* Réforme du lycée

En ce qui concerne la réforme du lycée, le calendrier sera le suivant :

-         première quinzaine de septembre, rencontres bilatérales du cabinet avec les organisations autour des contributions fournies par celles-ci à la demande du ministère (voir la contribution FCPE de juillet 2009 diffusée le 2 septembre) ;

-         aux alentours du 15 septembre, une synthèse sera effectuée à partir de laquelle le ministre présentera les grandes lignes directrices de la réforme, notamment pour prendre en compte les évolutions de la vie lycéenne ;

-         ensuite, un travail technique sera effectué jusqu’aux vacances de la Toussaint, pour vérifier que les grandes lignes définies sont bien déclinables devant les élèves ;

-         à partir de novembre, définition de la réforme et du calendrier d’application de la seconde à la terminale ;

-         présentation au CSE fin décembre ou janvier.

La FCPE a réitéré sa demande de discussions multilatérales rassemblant autour de la table l’ensemble des acteurs concernés par cette réforme : parents, élèves, personnels, collectivités territoriales. Le directeur de cabinet a estimé que de telles réunions sont « souhaitables » mais ne pourront se faire qu’avec des acteurs ayant une connaissance parfaite du projet, donc en novembre ou décembre.

* Réforme du collège

Quant à la réforme du collège, le directeur de cabinet de Luc Chatel a indiqué qu’il ne s’était « pas rien fait » jusque là, citant le socle commun et la réforme du diplôme national du brevet. Mais il reconnaît un manque de continuité entre la réforme du primaire et celle du lycée.

La réforme du collège est donc selon lui déjà en route et va se poursuivre avec la réflexion engagée par Luc Chatel sur l’orientation et avec la mise en place cette rentrée des parcours de découverte des métiers et des formations ».

* Orientation

Pour le directeur de cabinet du ministre, il y a des progrès phénoménaux à faire en matière d’orientation, processus qui ne commence pas en seconde et doit donc être pensé comme un continuum.

Il insiste sur les inégalités entre les élèves qui ont accès à l’information sur les métiers et les filières et les autres.

La FCPE a souligné que la problématique de l’orientation ne saurait se résumer à des questions techniques d’accès à l’information, qui sont un élément, certes mais ne font pas tout le problème. Il s’agit aussi voire surtout de développer l’éducation au choix et les passerelles entre filières en cas d’erreur d’orientation.

Le directeur de cabinet a concédé qu’il faut en effet aussi pouvoir revenir sur une orientation mal faite, qu’il ne doit rien y avoir d’irréversible.

samedi, 18 avril 2009

JDD: grogne dans les Facs

 

Facs: Les Français comprennent la colère...

 

 

La grogne du monde universitaire entre dans une période critique: le spectre d'une année gâchée plane au dessus des facs. Une hypothèse qui n'entame en rien la détermination des opposants au projet soutenu par Valérie Pécresse, dont le combat se trouve justifié par une majorité des Français. Lesquels se disent toutefois opposés aux méthodes les plus radicales.

 

 

D'un côté, un gouvernement qui oscille entre concessions et haussements de ton, entre réécritures d'un décret contesté et craintes d'une année universitaire fichue. De l'autre, des manifestants qui appellent déjà à de nouvelles journées d'action les 28 avril et 1er mai prochains. Et, au milieu, des Français qui comprennent la colère universitaire, mais désapprouvent les moyens utilisés.

Selon un sondage commandé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, que s'est procuré le JDD, 51% des personnes interrogées estiment que le mouvement de colère au sein des universités est "justifié" ("tout à fait" pour 18%,"plutôt" pour 33%). Mais les méthodes déplaisent. Le blocage des universités, le refus de présider les jurys de baccalauréat, la validation automatique du second semestre? Tous majoritairement désapprouvés, à hauteur de 58%, 64% et 75%. Alors que l'année universitaire est sur le point de s'achever et qu'une trentaine de facs (sur 83) sont toujours perturbées, beaucoup s'inquiètent d'une année universitaire pour rien.

 

Philippe Meirieu: "Des bidouillages institutionnels"

 

"Si au retour des vacances de Pâques les cours continuent à être perturbés, l'année universitaire sera menacée", prévient Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Réponse du Snesup et de l'Unef: "Par son refus obstiné d'entendre les revendications, le gouvernement porte l'entière responsabilité des conséquences de la poursuite du conflit." Comment sortir de ce bras de fer? "La seule voie responsable, c'est le dialogue", assure la ministre. L'Unef pose trois conditions: "Les examens ne doivent porter que sur les cours effectivement réalisés; les modalités de rattrapage ne doivent en aucun cas priver les étudiants de leurs droits; le versement des bourses ne saurait être interrompu au motif d'un manque d'assiduité."

 

Philippe Meirieu, professeur d'université à Lyon-II, ancien directeur de l'Institut national de recherche pédagogique et de l'IUFM de Lyon, est en colère contre la "politique de gribouille" du gouvernement: "Avec ces 'Je ne retire rien' suivis de 'Je repousse la réforme d'un an', plus personne n'y comprend rien." La création d'une haute commission a été évoquée. "Que Nicolas Sarkozy l'installe officiellement très vite! Que l'on engage la réflexion sur ce qu'on attend d'un enseignant aujourd'hui avant de procéder à des bidouillages institutionnels." Meirieu, que le PS consulte pour élaborer ses propositions universitaires, est opposé au nouveau mode de formation à l'université des enseignants, autre sujet de tension: "Ce gouvernement qui ne jure que par l'alternance casse justement ce modèle de formation en alternance qu'étaient les IUFM. Pour l'immense majorité des jeunes enseignants qui se retrouveront devant une classe ne subsistera qu'une alternative: la dépression ou la répression."

mardi, 17 février 2009

Darcos, de nouveau

Lycée: Darcos reconnaît avoir eu tort d'impulser la réforme d'en "haut"

(Afp, 17/02/2009, 15h07)

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a esquissé un mea culpa mardi, estimant que l'impulsion d'en "haut" de la réforme du lycée était un "tort" alors que les enjeux se situent au niveau de chaque établissement.

"Peut-être (...) nous avons tort de vouloir à tout prix faire partir du haut des systèmes et des réformes alors qu'il faudrait accompagner ce qui se passe dans (les) établissements", a déclaré le ministre lors d'un déplacement à Corbeil-Essonnes (Essonne) sur le thème des stages d'anglais pendant les vacances.

Pour autant, s'agissant du report de la réforme du lycée, il a affirmé qu'il n'était aujourd'hui question que d'"une interruption momentanée".

"A la rentrée prochaine, on pourra remettre les choses en place, le travail continue", a-t-il ajouté, en s'adressant à la proviseure du lycée qui avait déploré le report de la réforme.

Le ministre a par ailleurs réaffirmé que la réforme de la formation des enseignants ne serait pas repoussée. "Il n'y a pas pour l'instant de raison objective pour (la) repousser. Ce n'est l'intérêt de personne", a-t-il insisté.

"La +mastérisation+ (recrutement des enseignants à bac +5 ndlr) ne me paraît pas en soi poser un problème", a-t-il poursuivi, expliquant que les discussions avec les étudiants "se passent bien". "On n'est pas d'accord sur tout. C'est un peu chaud, mais ça se passe", a-t-il précisé.

Il a évoqué, "d'ici la mise en application complète de la réforme", une "année de transition" pour tenter de régler les difficultés des étudiants en cours de formation.

"Ce n'est pas une guerre, cette affaire (...). Je répète que c'est un projet, ancien, pour lequel nous avons eu l'accord de tout le monde", a-t-il ajouté, en affirmant que le réforme permettrait une formation "plus complète que naguère".

"Le climat n'est pas exactement ce que je lis dans la presse", a-t-il dit.

dimanche, 15 février 2009

Lettre de M Meyrieu

Gagnants - Perdants (version allégée).pps

mercredi, 28 janvier 2009

Pour demain

 

*      Nous disons OUI à une politique publique d’Education, ambitieuse, volontariste, génératrice d’emplois, de valeurs et porteuse d’espoirs.

 

Nous demandons de véritables négociations où serait présente l’ensemble de la communauté éducative dont les parents font partie. Nous ne voulons plus de cette méthode qui consiste à rencontrer un jour les lycéens, le lendemain, certains syndicats, et l’après-midi les autres, puis le troisième jour les élus… Nous devons, dès demain, nous rencontrer autour d’une table afin de confronter nos points de vue, pour une véritable réforme de l’Ecole que nous appelons de nos vœux.

Nous voulons une véritable réforme du lycée, pour qu’enfin il permette à tous les élèves de mieux réussir et qu’il cesse de reproduire les inégalités sociales.

Nous voulons le maintien des formations au BEP, pour une qualification reconnue dans le monde du travail.

 

*      Nous disons OUI à la priorité à l'éducation dans notre pays.

Que valent 50% d’une classe d’age niveau licence si 100% des élèves ne sortent pas du système éducatif avec un diplôme ou une qualification ? La formation est le meilleur rempart contre la précarité et le chômage.

 

*      Nous disons OUI à la présence d’adultes formés dans les écoles et les établissements.

Fermetures de classes, d’options, de filières, augmentation du nombre d’élèves par classe, remplacements non assurés… La carte scolaire, telle qu’elle commence à se dessiner dans les départements, va encore aggraver les difficultés de l’Ecole que nous constatons déjà depuis plusieurs années. De plus, elle fait apparaître des suppressions de classes dans les écoles publiques au profit d’écoles privées et une réorganisation comptable qui ne tient pas compte des réalités locales.

L’Ecole ne se limite pas à des enseignants devant des élèves ! Il faut aussi du personnel administratif, des assistantes sociales, des infirmières, des conseillers d’éducation, des surveillants… L’embauche de 5 000 personnes en « contrat aidé », non formées, ne compensera pas les manques accumulés depuis plusieurs années.

 

*      Nous disons OUI à une véritable politique de lutte contre l’échec scolaire qui prenne en compte les difficultés des élèves.

L’aide personnalisée, si son intention peut paraître louable, est vouée à l’échec car ses modalités de mise en oeuvre ne tiennent pas compte des besoins spécifiques de développement des enfants. Elle surcharge une journée scolaire déjà parmi les plus lourdes d’Europe, ce qui ne permet pas aux enfants d’être disponibles pour les apprentissages. De plus, elle stigmatise l’enfant très tôt comme élève en difficulté à ses propres yeux et à ceux des autres. Enfin, elle se fait en dehors du temps scolaire obligatoire et se trouve en concurrence avec les activités culturelles, sportives ou du temps familial à contre-courant des dispositions de l’article 31 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

 

*      Nous disons OUI au retour à 936 heures annuelles de classe pour tous les enfants en primaire et à l’aménagement des rythmes scolaires.

Actuellement, avec la suppression de l’Ecole le samedi matin, nos enfants ont 864 heures annuelles obligatoires. Ceux qui travaillaient déjà en semaine de 4 jours le savent : il leur manque 3 semaines de classe par an, soit plus d’un trimestre à la fin de la scolarité en primaire, au détriment des apprentissages.

Le retour à 936 heures doit s'accompagner d'une vraie réflexion et d'une négociation sur les rythmes scolaires pour mieux répartir ces heures dans la journée, la semaine, le trimestre et l’année. La journée scolaire des enfants ne doit pas excéder 5 heures.

 

*      Nous disons OUI à la sectorisation scolaire.

La véritable liberté, c’est de pouvoir mettre ses enfants dans l’école d’à côté qui fait réussir tous les enfants, pas de devoir choisir leur école ou plus exactement  que l’école choisisse ses élèves !

 

Ci aprés le lien pour l'imprimer

Tract pour le 29 janvier (3).doc

 

 

mercredi, 21 janvier 2009

Le 29 janvier

Aux conseils locaux ,aux adhérents,amis parents

 

Chers amis,

 

Le CA national a décidé d’appeler les parents d’élèves à manifester le 29 janvier.

Nous vous recommandons, dans la mesure du possible, de former des cortèges communs avec les lycéens et les étudiants (voire avec les associations complémentaires de l’Ecole là où elles appellent aussi à manifester) pour donner une plus grande visibilité à la défense du service public d’éducation.

 

Christiane Allain

Secrétaire générale

 

jeudi, 01 janvier 2009

2009 Année du goût

 2009 :  ANNEE DU GOUT !

Une FCPE bien nourrie

                                            

 

 

REFORME  SAUCE FCPE

 

 

Ingrédients : 300 000 parents d’élèves, des milliers de lycéens, un ministre de l’éducation, des enseignants (syndiqués ou non), une table, des kilos de dialogue…

 

Prendre le ministre de l’Education nationale et le tremper dans une grève lycéenne jusqu’à ébullition (faire bouillir une semaine). Le laisser refroidir pendant 15 jours de vacances puis le faire revenir à feu doux autour d’une table.

Rajouter autour de la table :

-une pincée de parents d’élèves bien informés (garder le reste pour rallonger la sauce si besoin),

-une pincée de lycéens soucieux de leur avenir (là encore garder le reste en cours mais prêts à être mobilisables au cas où),

-une pincée d’enseignants motivés (attention, ingrédient en voie de raréfaction car sa culture a été mise en jachère programmée)…

Ensuite prendre, sans modération, beaucoup de dialogue et d’écoute puis remuer avec force et conviction. Ne pas hésiter, selon, à rajouter beaucoup de patience, un zeste d’humour relationnel (c’est un liant trop peu utilisé mais qui a fait ses preuves).

Si la concertation ne fait pas monter la sauce assez vite, rallonger rapidement la préparation  avec quelques préavis de grève…(Attention, ne jamais incorporer de violence ou des forces de l’ordre : ces ingrédients sont des accélérateurs d’échecs).

Rajouter donc beaucoup de motivation, de volonté d’aboutir, de courage et de ténacité et reprendre la cuisson autour de la table. Ne surtout pas oublier de bien larder le ministre de quelques définitions types concertation, écoute réelle (il faut qu’il soit bien imprégné).

 

Quand c’est presque prêt, faire dorer de tous les cotés (c’est mieux quand ça brille !), bien soigner la présentation après avoir vérifié que le fond est réussi, solide et bien épicé.

 

Servir « bien ficelé » à la rentrée 2010.

 

 

JE VOUS SOUHAITE DONC A TOUTES ET TOUS D’AVOIR EN VOUS TOUS CES INGREDIENTS QUI PERMETTENT, QUE CE SOIT DANS LA VIE PERSONNELLE OU MILITANTE, DE FAIRE FACE A LA VIE AVEC JOIE, PERSEVERANCE, PATIENCE, COURAGE, VOLONTE, SOLIDARITE …

BREF, UNE ANNEE 2009 AVEC DU « GOUT » !

 

 

Délie

 

 

 (Dans un prochain n°, les recettes pour la maternelle et le primaire)

lundi, 08 décembre 2008

Darcos ou le Dys "fonctionnement"

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