mardi, 09 juin 2009

Brevet

Le Figaro du 9 juin 2009

 

Un brevet des collèges renouvelé en 2010

 

Le ministère de l’Éducation nationale définit le contenu d’un nouveau brevet qui devrait s’appliquer l’an prochain. Principale nouveauté, ce brevet devrait comporter pour la première fois des épreuves orales, notamment en langue et en histoire des arts. Comme le prévoyait la loi Fillon sur l’école de 2005, cet examen présenté à la fin du collège doit valider l’acquisition par les élèves du socle commun de connaissances et de compétences. Dans ce projet, encore en discussion, le nouvel examen comporterait quatre épreuves écrites terminales : un examen de français (3h), un autre d’histoiregéographie et éducation civique (2h), une épreuve de mathématiques (2h), puis une épreuve de sciences physiques, sciences de la vie et de la terre et technologie (1h). Pour cette dernière épreuve, les candidats tireront au sort entre ces trois disciplines. Deux oraux seront aussi passés en cours d’année : un entretien en langue vivante étrangère, à partir d’un document étudié par l’élève. La seconde épreuve orale consiste en une interrogation sur l’histoire des arts sur la base d’un travail interdisciplinaire, fait en classe. Le travail de l’année reste pris en compte à travers la note de vie scolaire, la note d’EPS, et le contrôle continu en français, mathématiques, histoire-géographie-éducation civique, langues vivantes, physique-chimie, sciences et vie de la terre, arts plastiques, éducation musicale, technologie, et dans les options.

M.-E. P

 

dimanche, 10 mai 2009

Objectif CAP

Sous forme d'album a été rajouté "objectif CAP après SEGPA" pour notre Académie et la prochaine rentrée. A diffuser, faire connaitre.

samedi, 11 avril 2009

Au secours de l'aide aux devoirs.

Génése de notre demande de sauvetage:



Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Copie à Madame la Préfète et Mesdames et Messieurs les Membres du CDEN

Lors du dernier CDEN lorsque nous avons évoqué les collèges je vous ai fait part de notre étonnement de « la mort de l’aide aux devoirs », alors que cette innovation à l’aide d’ enfants en difficulté commençait à montrer à peine ses résultats, le financement s’arrête brusquement !!!! Vous m’aviez sémantiquement repris à l’ordre, je me souviens même vous avoir répondu que je me « disais juste la vérité ». Je joins ce soir la preuve de mes paroles.
C’est un triste constat, une décision qui répondait à un réel problème s’arrête du jour au lendemain, pour la simple raison qu’elle coûte.
Finalement maintenant que la pertinence de cette aide est prouvée, ne deviendrait elle pas payante aux familles ? Dans tous les cas, les perdants sont ,dés cette rentrée les collégiens en difficulté. J’espère que les parents ne seront pas pris en otage et que les élus parlementaires ou locaux sauront porter cette aide comme les parents d’élèves l’espèrent.

Veuillez recevoir monsieur l’expression de mes salutations distinguées.



Yves Lazzarini

39

blog: http://fcpe39.hautetfort.com

 

Puis nous avons également contacté Monsieur le Député en ces termes:

 

Monsieur le Député,

 

Lors de notre entrevue avant le CDEN avec votre attaché parlementaire, je lui avais soulevé le problème de l’aide au devoirs qui allaient s’arrêter.

C’est bien dommage car cela répondait bien à une préoccupation et était bien vu par toute la communauté éducative. Pour l’exemple, il s’agit du collège de Tavaux, mais je crains que cela soit un état de fait dans tous les collèges.

Nous comptons sur vous  pour soulever ce problème vers le Ministre, peut-être aider ce collège, mais surtout nous donner des éclaircissements  sur cette abandon d’un dispositif qui répondait à une réalité.

 

      

Veuillez recevoir nos salutations distinguées.

                                        

                                       Yves Lazzarini                        

 

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vendredi, 13 mars 2009

Invit CFAI

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mardi, 27 janvier 2009

compte rendu cavl académique

compte_rendu_cavl_10_12_08_.rtf

dimanche, 14 décembre 2008

Réforme du lycée

 

12 décembre 2008

 

 

 

La réforme du lycée selon la FCPE

 

 Oui, le lycée a besoin d'une réforme ! C'est même toute l'Ecole qui a besoin d'une réforme ! Nous avons donc l'obligation de penser la réforme du lycée dans une vision globale incluant la réforme de l'Ecole primaire (qui reste à faire après le passage de Xavier Darcos…) et celle du collège, qui n’est pourtant absolument pas envisagée pour le moment.

 

Le paradoxe est qu’alors qu’il existe aujourd’hui un « cycle d’orientation » virtuel, regroupant les classes de troisième et de seconde, le ministre prétend réformer uniquement le lycée, laissant complètement de côté la troisième. La réforme du lycée ne concerne pas les élèves qui vont en seconde professionnelle sans passer par la case détermination. Ce n’est pas ainsi que l’on remédiera au fort taux d’orientation dès la fin de la troisième et au tri social des élèves…

 

L’enseignement en lycée doit s’articuler autour de 2 piliers : l’émancipation du citoyen et l’acquisition de méthodes de travail (gestion de son temps, résolution de problèmes, capacité de travail). Parce qu’à l’avenir, un individu va de moins en moins exercer le métier pour lequel il a été formé, il faut privilégier les « compétences » transversales. Et pour cela, développer l’interdisciplinarité, notamment en étendant les TPE aux classes de seconde et de terminale, même si l’interdisciplinarité ne se résume pas aux TPE mais doit inspirer aussi la construction des programmes.

 

La seconde doit rester une classe de détermination et le droit à l’erreur des élèves doit être reconnu. Pour cela, les enseignements du lycée doivent être organisés autour d’un tronc commun à tous les élèves, assorti d’approfondissements dans certaines des disciplines de ce tronc commun et d’enseignements de spécialisation. Ces enseignements doivent suivre une organisation modulaire en séquences de plusieurs semaines, aboutissant à une semaine d’évaluation par contrôle en cours de formation (CCF) avec un référentiel national. Les crédits étant conservés, plus besoin de passerelles, plus de filières ou de voies dans lesquelles un élève peut se sentir coincé, chaque élève construit son propre parcours et choisit ses modules en fonction de son projet personnel. Plus non plus de spécialisation trop précoce. L’année scolaire s’organise en plusieurs séquences successives dans une même « discipline », avec possibilité de changer de discipline si l’élève s’aperçoit qu’il s’est trompé dans ses choix. Chacun va ainsi à son rythme, sans avoir à « redoubler » l’ensemble d’une année pour une ou deux disciplines mal maîtrisées.

L’accompagnement est assuré par un adulte référent membre de la communauté éducative pour 8 à 12 élèves. Son rôle consisterait à servir de relais autant que de tuteur pour aider l’élève à construire son itinéraire. Il assurerait également le lien entre les enseignants et les parents et serait le garant de la cohérence du parcours de l’élève. Il pourrait à l’occasion activer les outils nécessaires pour la bonne réussite de l’élève.

 

Une telle architecture des enseignements, sous forme modulaire et pluridisciplinaire, permettra de se centrer sur l’autonomie progressive que doit acquérir le lycéen. Pour cela, le collège doit avoir préparé très tôt les élèves à devenir autonomes dans l’acquisition des savoirs. Il y a urgence à « apprendre à apprendre » aux élèves et à les conduire vers l'autonomie intellectuelle, pour les aider à faire des choix. Cela suppose de leur donner des outils pour chercher et comprendre l’information et pour mettre cette information en lien avec son environnement. Cela suppose aussi un changement des rapports dans la relation enseignant / enseigné. Il faut que l’élève apprenne à poser des questions et non plus seulement à apporter des réponses et, dans un même temps, que l’enseignant change de positionnement pédagogique, pour passer du rôle de détenteur du savoir, à celui de guide vers le savoir.

 

L’organisation de la formation sous forme de modules remet le jeune au centre de son parcours de formation. Accompagné d’un référent, le lycéen devient créateur et acteur d’un parcours d’orientation en construction permanente. Avec une telle organisation, il aura la possibilité de faire des choix, de les tester, de se tromper, d’insister, de changer d’avis. Et d’acquérir de l’autonomie, garante d’une poursuite d’études autant que d’une capacité durable d’insertion pour des jeunes plongés dans une société de savoirs de plus en plus accessibles mais aussi plus complexes.

Il faut pour cela que le jeune soit pleinement acteur de sa formation. L’autonomie repose sur deux piliers : l’acquisition des connaissances, qui suppose la maîtrise des concepts disciplinaires et interdisciplinaires, et celle d’outils méthodologiques pour « apprendre à apprendre ».

La construction de l’autonomie implique une pratique pédagogique des enseignants moins centrée sur les enseignements magistraux mais davantage sur une approche individualisée de la relation pédagogique.

 

Par ailleurs, si la modularisation fait éclater la notion de classe, la question des effectifs d’élèves par modules reste posée. Nous pouvons envisager une adaptation des tailles des effectifs en fonction des activités proposées. Par exemple, on peut envisager que les élèves soient regroupés en nombre pour un cours magistral mais ils doivent être séparés en petits groupes pour des travaux pratiques.

 

Il n’est en revanche pas question d’accepter que l’allégement du nombre d’heures de cours soit compensé par l’alourdissement du travail à domicile, c’est-à-dire seul : il faut que ce soit compensé par du temps d’accompagnement tout au long de l’année, ce qui ne saurait se résumer à des stages pendant les vacances scolaires ou à du soutien scolaire après les cours.

Il faut notamment des aides spécifiques à l’entrée en seconde, parce que le passage de la troisième à la seconde est difficile, et que beaucoup d’élèves y sont « broyés ».

 

 

 En ce qui concerne le baccalauréat, faut-il vraiment conserver un examen terminal de type « rite de passage » ? On peut très bien concevoir qu’il faille un certain nombre de « crédits » acquis tout au long des trois années de lycée pour être détenteur du diplôme du baccalauréat, comme cela se fait à l’université. Une telle évaluation ne prendrait plus seulement en compte la capacité du candidat d’ingurgiter une somme de savoirs académiques et à les restituer mais prendrait en compte l’intégralité du travail tout au long de l’année. L’examen final servirait plutôt à mesurer des compétences transversales, des connaissances interdisciplinaires en lien avec la poursuite d’études ou à certifier des qualifications.

 

 

samedi, 08 novembre 2008

Réforme des lycée

Réforme du lycée : un essai bloqué.

 

Xavier Darcos vient de rendre publique la maquette de la future classe de seconde. Elle nous paraît très éloignée des déclarations d’intention initiales du ministre précisées dans la lettre de mission à Jean-Paul de Gaudemar ou dans le document signé entre le ministre et plusieurs organisations syndicales sur les « points de convergence sur les objectifs et principes directeurs de la réforme ». La mission de Jean Paul de Gaudemar ouvrait, à nos yeux, des perspectives très positives pour que le lycée soit plus démocratique et prépare mieux à l’enseignement supérieur : elle prônait davantage de souplesse dans les parcours d’études, dans l’organisation de l’année scolaire, dans la répartition des activités des élèves, dans l’architecture de la classe de seconde, pour favoriser des choix d’orientation plus lucides , pour éviter les redoublements ; ces propositions impliquaient un suivi rigoureux des élèves, la mise en place de nouvelles modalités d’évaluation, y compris en ce qui concerne le baccalauréat, elles nécessitaient une mise à jour des programmes, une clarification des compétences attendues des élèves ; elles impliquaient une évolution des pratiques et une redéfinition du métier et du service enseignant ; elles rendaient nécessaires l’autonomie des établissements et leur accompagnement. Bref, elles promettaient, dans la lignée des rapports précédents sur le lycée, de former des citoyens actifs et ouverts.

Les objectifs qui étaient assignés à la réforme nous semblent hors de portée si elle reste en l’état. La précipitation avec laquelle elle est conduite génère déjà de l’inquiétude pour les élèves de troisième et leurs familles. Les modalités précises et concrètes de mise en oeuvre engageront durablement le sens du futur lycée d’enseignement général et technologique, d’autant qu'elle se fait dans un contexte de réduction des postes d'enseignants.

C’est pourquoi nos organisations lancent un appel aux syndicats, associations de parents d’élèves, mouvements pédagogiques et d'éducation, associations complémentaires de l’enseignement public, chercheurs pour s’inscrire rapidement dans une démarche collective pour définir les axes d’une réforme alternative du lycée, en articulation avec les autres secteurs de l’Ecole, notamment l’enseignement professionnel et le collège, mais aussi l’enseignement supérieur, prenant en compte le socle commun de connaissances et de compétences. Nous ferons des propositions sur les modalités de l’évaluation terminale (le baccalauréat), la part faite aux épreuves terminales et l’introduction des unités capitalisables, la définition des compétences évaluées, l’aspect interdisciplinaire et la démarche de projet assurés actuellement par les Travaux Personnels Encadrés. Ainsi, nous exercerons une fonction de veille sur la réforme à venir du lycée et pourrons peser collectivement sur elle.

Dans l’immédiat, que nous commande le calendrier arrêté par le Président de la République et le ministre de l’Education nationale, deux points majeurs de la nouvelle maquette de seconde doivent être éclaircis :

                        - La nécessaire clarification des finalités des « modules d’exploration et d’approfondissement » et des règles qui en régiront le choix par les élèves. Il s’agit pour nous d’en garantir le caractère « exploratoire » et d’éviter ainsi qu’ils soient détournés en modules de présélection.


 

                        - les modalités de l’accompagnement personnalisé en seconde, dont les objectifs, les contenus et les modalités de mise en oeuvre ne doivent pas aboutir à une externalisation de l’activité. Trois aspects nous semblent inséparables : o La place de l’accompagnement dans le parcours de l’élève. Pensé sur la durée de la scolarité du lycée, il s’appuie sur l’implication personnelle du jeune. Il associe tous les acteurs qui y concourent, y compris les parents d’élèves et les collectivités territoriales. Il peut s’appuyer sur l’expérience acquise par d’autres champs professionnels en matière d’accompagnement des publics et des jeunes, sans que ses objectifs spécifiques soient dénaturés ni réduits à du soutien scolaire ou à l’offre existante dans l’établissement ou son environnement proche.

                        o La place de l’accompagnement dans le projet d’établissement. Dimension obligatoire du projet, cela devrait être un élément de pilotage interne à l’établissement et de mobilisation de la communauté éducative. Cela nécessite un réel accompagnement des équipes enseignantes.

                        o La place de l’accompagnement dans le métier d’enseignant. Les enseignants qui sont en responsabilité quotidienne des élèves doivent avoir une part majoritaire dans cet accompagnement, qui ne doit pas être détourné à d’autres fins (compléments de cours). Cela doit faire partie de leur formation initiale et continue.

 

 

Le lycée d’enseignement général et technologique a besoin d’une réforme d’ampleur pour atteindre les objectifs de 50% de diplômés au niveau de la licence, comme le demande un des indicateurs de référence de l’Union Européenne. Si l'on s'en tient aux objectifs quantitatifs, il nous paraît tout aussi important de ne pas perdre de vue d’autres indicateurs pour le système éducatif : 100% d’une classe d’âge sortant de la formation initiale obligatoire avec une qualification et ayant acquis les compétences du socle commun, 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Il nous paraît tout aussi essentiel d'assigner des objectifs qualitatifs : former des citoyens libres et responsables, prêts à apprendre et à se former tout au long de la vie.

Quels que soient les objectifs, une réforme d’ampleur demande du temps pour la concertation et l’expérimentation. Sinon, elle ne fait que générer de l’inquiétude, du repli sur soi et alimente le marché de l’angoisse scolaire, déjà largement développé dans notre pays.

Seule une réforme mettant en cohérence structure modulaire, contenus d’enseignement, accompagnement des élèves, développement de l’autonomie, formation et service des enseignants peut permettre au service public d’éducation d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés. Les organisations signataires n’accepteront pas que les élèves aujourd'hui en classe de troisième servent de cobayes à une réforme précipitée.

Organisations signataires le 6 novembre 2008 : Crap-Cahiers Pédagogiques, Education&Devenir, Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, Ligue de l’enseign

 

 

mardi, 14 octobre 2008

Lycée: ça gronde

Politique éducative

Réforme du lycée, la guerre d’influence bat son plein

A quelques semaines de l’annonce du projet de prémaquette pédagogique du nouveau lycée, désormais prévue fin octobre, les associations disciplinaires font monter la pression. Côté syndical, le bras de fer s’intensifie aussi avec la sortie du SNES des négociations.

A mesure que l’on s’approche de la présentation de la prémaquette pédagogique du nouveau lycée, prévue désormais pour la fin du mois d’octobre, les syndicats et les associations disciplinaires font monter la pression. Courriers, pétitions, actions de sensibilisation se multiplient pour influer sur les décisions du recteur de Gaudemar, chargé de la concertation. En effet, les contours de la nouvelle seconde et du cycle terminal inquiètent. La seconde devrait être resserrée sur 18 modules répartis en deux semestres, dont 11 modules fondamentaux (maths, français, deux langues vivantes, histoire-géographie et EPS), trois d’accompagnement et quatre d’exploration (à choisir entre sciences, SES, sciences de l’ingénieur, etc.). Ainsi, la physique-chimie et la biologie sortiraient du tronc commun actuel. Pour l’Académie des sciences et les associations de professeurs de sciences (APBG et Udppc), cela signifie que « les sciences ne seraient donc plus fondamentales ! ». S’agit-il pour autant de la fin des sciences au lycée ? Le recteur de Gaudemar s’en défend, puisque ces deux matières seront intégrées dans une forme adaptée dans les enseignements généraux du cycle première-terminale, selon la « coloration » du parcours choisi (4 au choix, sciences, humanités et arts, sciences de la société, technologies). Ainsi physique, chimie et SVT figureront dans le parcours « sciences », tandis que sera proposée en « humanités et arts » de la culture scientifique. Quant à la seconde, Jean-Paul de Gaudemar expliquait récemment à l’association des professeurs de mathématiques que le ministère réfléchissait à imposer dans les enseignements d’explorations au moins un module scientifique... Autre grand foyer de mobilisation, les sciences économiques et sociales. Cette discipline n’accède toujours pas au tronc commun. Pis, l’idée serait de proposer non plus un seul module de SES, mais plutôt des modules économie, questions sociales ou encore droit...
A ces levées de boucliers des disciplines s’ajoute la pression syndicale plus classique. Le SNES (FSU) a ainsi claqué la porte des négociations la semaine dernière. Le syndicat majoritaire refuse en particulier d’entériner la réduction à 27 heures des horaires des lycéens proposée par le ministère ainsi que la fin de la spécificité de la filière technologique. Pour leur part, le SGEN et l’UNSA (SE, SNPDEN) veulent poursuivre les discussions, mais souhaitent « être fixés rapidement sur la teneur de la réforme vu les rumeurs qui circulent. Peut-on revoir à la hausse les horaires ? Va-t-on vraiment réformer le cycle terminal ou juste rhabiller les anciennes filières ? », s’interroge Luc Bérille, du SE. Si les négociations se poursuivent, l’ensemble des syndicats, ainsi que, pour la première fois un grand nombre d’associations disciplinaires, appellent à manifester le 19 octobre contre la politique éducative du gouvernement.

dimanche, 05 octobre 2008

La fin du lycée

Fini les filiéres S,SES et L, les maths obligatoires et le redoublement…

Exclusif le nouveau lycée

 

En juin prochain, le lycée d’aujourd’hui aura vécu. « Poussé par l’Elysée  » selon un observateur, le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos confirmera prochainement la naissance d’une nouvelle classe de seconde dés septembre 2009 (première en 2010, terminale en 2011). Une annonce qui aurait du être faite dans dix jours mais qui selon nos informations, sera repoussée au moins d’une semaine, voire reportes à la rentres des vacances de la Toussaint .


Une classe de seconde profondément remodelée.

 La piste de travail actuellement privilégiée par le « Monsieur Reforme du lycée» - le recteur d’Aix-Marseille, Jean-Paul de Gaudemar - consiste à bâtir un tronc commun pour tous les élèves dans lequel on trouverait lettres, maths, histoire-géo, deux langues vivantes et sport. A ce jour la physique-chimie, l’éducation civique et les sciences naturelles ne font donc plus partie des enseignements obligatoires. Pas plus que l’économie, déjà exclue par une précédente réforme contestée. Ce tronc commun devrait représenter 60 % des cours. Le reste sera divisé en deux types de modules, les « exploratoires » (25 % du total) et ceux  d’« accompagnement » (15 %). L’année scolaire sera découpée en deux semestres au lieu de trois trimestres. A la fin du premier semestre, les élèves pourront changer de module, ce qui constitue une révolution: la fin du programme figé pour l’année entière.


La suppression du redoublement.

Chaque année, 15% des lycéens de seconde redoublent. «  L’idée est que les élèves en difficulté dans tel domaine se renforcent lors du second semestre par le jeu des modules » explique le cabinet de Xavier Darcos, « et que le redoublement devienne anecdotique ».  Quitte a imposer aux lycéens de prendre tel module et pas tel autre, ce qui va à l’encontre de l’esprit initial de la réforme, résumée dans un premier  temps comme un lycée à la carte par le ministre. Une ex pression abandonnée depuis à la suite de critiques de Nicolas Sarkozy et d’élus UMP. « Je suis attaqué sur ma droite » aurait confié récemment Darcos. Vingt-sept heures pour tous.

Tel devrait être, de la seconde à la terminale, le nouveau volume horaire hebdomadaire de tous les lycéens des filières générales. Actuellement, les élèves ont entre vingt-huit et trente-cinq heures de cours. «  On restera dans la moyenne européenne  » se défend le ministère. Les syndicats jugent l’hypothèse inadmissible, et craignent qu’un tel allégement des emplois du temps ne serve a justifier la politique de réduction du nombre d’enseignant. « La réforme se veut au service des élèves, elle n’est pas motivée par des questions budgétaires explique un proche de Xavier Darcos. Cela dit si l’on peut en même temps réformer et réduire les coûts ».

La fin des filières, la fin des maths obligatoires.

 Les élèves de première et de terminale disposeront eux aussi d’un enseignement découpé en trois. La proportion actuellement retenue est de 45 % (tronc commun), 45%(modules exploratoires), 10% (modules d’accompagne ment). L’histoire-géographie et les mathématiques disparaitraient du tronc commun mais pas la philo, qui pourra être débutée (en option) dès la première. Un élève pourrait donc ne plus faire de maths après la seconde !

Quant aux filières scientifique (S), économique et sociale (ES) et littéraire (L), trop déséquilibrées (surfréquentation en S, pénurie en L) et injustes socialement (les enfants des familles les plus favorisées sont largement majoritaires en S, qui ouvre toutes les portes, elles tombent aux oubliettes . Quatres « dominantes  » (humanité et arts, sciences, sciences de la société, technologie) les remplaceront plus souplement grâce au principe des modules (dont le droit, autre nouveauté) inter changeables en cours d’année. Reste le bac : «  Je ne suis pas payé pour démonter la tour Elffel» dit pour le moment Xavier Darcos...

Alexandre Duyck JDD du 5/10/2008

 

 

samedi, 13 septembre 2008

Assouplissement carte scolaire

La réforme de la carte scolaire affaiblit la mixité sociale, selon l’IGEN


Un rapport de deux inspecteurs généraux, interdit de publication par le ministère, offre un premier bilan de l’assouplissement de la carte scolaire. Il confirme les craintes : la mixité scolaire se réduit encore. Ses auteurs proposent des idées pour rectifier le tir.
La réforme de la carte scolaire fait reculer la mixité sociale et renforce les logiques de concentration ethnique. C’est en substance l’avertissement lancé par les inspecteurs généraux de l’éducation nationale Jean-Pierre Obin et Christian Peyroux, dans un rapport dévoilé par Le Monde le 18 juin, sur les premiers effets de l’assouplissement de la carte scolaire. Interdit de publication depuis octobre dernier par le ministère de l’éducation nationale, le document dérange à la veille de la suppression totale de la carte scolaire annoncée pour 2010, en faveur de laquelle Nicolas Sarkozy s’est engagé dès sa campagne présidentielle. « C’est une double ânerie », a condamné le ministre de l’éducation sur France Info. Premièrement, « parce qu’on ne me persuadera jamais, même pas mes inspecteurs généraux, que c’est une liberté plus grande que d’être assigné à résidence dans un établissement, au lieu de choisir l’établissement que l’on veut ». Deuxièmement, car ce rapport « obsolète » porte sur les conditions très particulières de la première année de lancement du dispositif (voir La Lettre n° 562), et ne peut donc décider « au mois de septembre 2007, qu’une décision prise quelques jours avant est de nature à favoriser les ghettos ».
Pourtant, selon le rapport, cette première étape s’avère déjà « riche d’enseignements ». Le principal effet de l’assouplissement de la carte scolaire a ainsi été de dégrader davantage encore la mixité scolaire, « accélérant les processus sociaux déjà à l’œuvre depuis des années ». « Dans la plupart des [34] départements visités, la question de la survie de certains collèges est ouvertement posée », souligne le rapport. « C’est aux deux extrémités de la hiérarchie des établissements que la mixité sociale est mise le plus rudement à l’épreuve : dans les établissements les plus convoités, il y a peu d’élèves de condition modeste ; dans les collèges les plus évités, ce sont les catégories favorisées qui ont disparu. » Et la création d’options ou de filières d’excellence dans les quartiers sensibles, ou les labels ZEP et « ambition réussite », n’y changent rien : « Non pas qu’il faille se contenter d’une offre médiocre dans ces collèges (...), mais jamais ces initiatives ne permettent de faire revenir les populations des classes moyennes qui ont déserté un établissement. » Pour les inspecteurs généraux, concilier à la fois les deux objectifs d’une plus grande liberté des familles et d’une plus grande mixité des établissements s’avère toutefois « possible », mais à certaines conditions.
Réguler le « libre choix »
La principale clé repose sans doute sur la rectification du problème des élèves boursiers et de la prise en compte de leurs demandes de dérogations « en bons derniers » dans de nombreuses inspections académiques. Ils plaident aussi pour un « libre choix régulé » des familles et le maintien d’un « droit d’affectation dans l’établissement le plus proche du domicile ». Enfin, ils suggèrent l’introduction d’un « indicateur » de suivi de l’évolution de la mixité sociale, qui permettrait de récompenser les établissements les plus vertueux par une « dotation supplémentaire » et la fermeture des établissements « ghettos » dans les situations où « le quartier est dangereux et le collège déjà bien vide ».

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