jeudi, 29 octobre 2009

Rendez-vous avec le Président du CG

Rencontre entre la FCPE et le Conseil général sur les transports scolaires

Mardi soir, une délégation de la FCPE (parents d'élèves) a rencontré le président du Conseil général, Jean Raquin, et plusieurs personnes de son cabinet. Au menu, le problème des transports scolaires avec une nouvelle organisation mise en place dès la rentrée et quelques problèmes, qu'il s'agisse des tournées, des coûts ou plus largement de la sécurité.

La FCPE avait demandé cette entrevue depuis longtemps, se faisant l'écho des réticences exprimées par les parents d'élèves. Sur le principe de gratuité, Jean Raquin renouvelle sa position. La gratuité est toujours d'actualité et ne semble pas devoir être remise en cause pour l'instant. Les seuls transports payants seront donc ceux qui concernent des trajets scolaires en dehors de la carte scolaire et pour convenance personnelle. Le Jura reste l'un des 30 départements français à assurer cette gratuité, elle lui coûte d'ailleurs la bagatelle de 23 M pour 22 000 enfants transportés.

Les représentants des parents souhaitent qu'il puisse y avoir une réactivité plus grande de la part du Conseil général en cas de dysfonctionnements et propose qu'un système d'alerte soit mis en place en cas de non-passage d'un bus, ceci afin d'éviter que les enfants se retrouvent dans la nature. Reste que cette idée est difficile à mettre en place concrètement. Enfin, en ce qui concerne le coût de la restauration scolaire, les disparités de prix peuvent parfois être importantes, le Conseil général devrait d'ailleurs se pencher rapidement sur l'enquête réalisée par la FCPE au printemps, enquête dont le dépouillement n'est pas encore achevé, mais qui devrait donner des pistes pour tenter d'assurer une égalité relative

CGarticle29102009.jpg

 

mardi, 27 octobre 2009

Idendité nationale,

Le ministre de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale Éric Besson prévoit trois mois de discussions

Trois mois pour réfléchir à ce qu'est l'identité nationale de la France. Le ministre de l'Immigration, Éric Besson, a dévoilé, lundi, dans un communiqué, le calendrier et les modalités du «grand débat» sur l'identité nationale qu'il a annoncé la veille au «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI». Cette réflexion nationale, qui associera les forces vives de la nation (associations, syndicats, enseignants, parents, élèves, élus locaux), s'ouvrira le 2 janvier pour s'achever le 28 février par la présentation d'une synthèse.

Les participants devront répondre à deux questions générales - «Pour vous, qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ?» et «Quel est l'apport de l'immigration à l'identité nationale ?» - et à de nombreux points précis. Au programme et dans le désordre : la définition de «notre nation», la solidarité nationale, la laïcité, l'opportunité d'obliger les jeunes à chanter au moins une fois par an La Marseillaise, etc. Comme prévu, les réunions se dérouleront «dans chacune des 100 préfectures de départements et des 350  sous-préfectures» et seront animées par le corps préfectoral, mais aussi par les parlementaires nationaux et européens.

Après la polémique sur les tests ADN, Éric Besson a donc mis les formes vis-à-vis de la majorité en informant préalablement les présidents des groupes UMP de l'Assemblée et du Sénat, Jean-François Copé et Gérard Longuet, ainsi que l'eurodéputé Michel Barnier. Manière pour l'ex-PS, cité comme «premier ministrable», de montrer qu'il souhaite dorénavant travailler main dans la main avec la majorité. Pas sûr que Jean-François Copé apprécie que le ministre de l'Immigration lance un débat sur un thème qu'il porte lui-même depuis des mois…

Peu importe. Éric Besson est satisfait. Après les tests ADN, la fermeture de Calais, le livre publié par son ex-épouse, Sylvie Brunel, le voilà encore dans la lumière. «Ce débat ne me fait pas peur, confie-t-il. Je le trouve même passionnant.» Passionnant, mais très critiqué dans l'opposition. Des Verts au Front national, beaucoup dénoncent une opération destinée à récupérer les voix des électeurs d'extrême droite à quelques mois des régionales

 

jeudi, 15 octobre 2009

Election 2009/2010

 

Les 16 et 17 octobre 2009 :

les parents feront entendre leur voix

Cette semaine, 15 millions de personnes sont appelées à voter dans toutes les écoles, les collèges et les lycées vendredi ou samedi dans les urnes ou par correspondance si nécessaire. Voter le 16 ou le 17 octobre est un des actes forts que peut faire chaque parent qui s'intéresse à la scolarité de son enfant. Il s'agit là de la seule élection ou chaque parent peut voter quelle que soit sa nationalité.

La FCPE appelle tous les parents d'élèves à se mobiliser massivement pour faire entendre leur voix et participer au scrutin. Elle rappelle que les deux parents votent !  Elle regrette que les pouvoirs publics n'aient pas engagé de campagne nationale d'information à destination grand public sur ce scrutin, malgré ses demandes répétées. A l'issue du scrutin, la FCPE sera vigilante sur le délai de publication des résultats.

Plus que jamais, la vigilance est de mise face aux attaques en règle contre l'Ecole publique. Les candidats FCPE aux conseils d'administration des collèges et des lycées et aux conseils d'école du primaire sont en première ligne pour défendre les droits des élèves et les conditions d'apprentissage autour des principes de laïcité, de gratuité et d'égalité.

La FCPE se bat pour de meilleures conditions de vie et d'apprentissage pour tous les enfants : remplacement sans délai des heures de cours non assurées, poids des cartables, hygiène des toilettes, équilibre nutritionnel dans les restaurants scolaires, arrêt des suppressions massives des postes dans l'Education nationale qui aboutissent à des classes surchargées et nuisent à la qualité des enseignements.

La FCPE exige notamment une réorganisation des rythmes scolaires qui prennent en compte les rythmes de vie et d'apprentissage de  l'enfant  et de l'adolescent avec, en particulier,  le rétablissement des deux heures de cours supprimées à l'école élémentaire. Elle revendique l'accès gratuit à l'école maternelle dès deux ans dès lors que la famille en fait la demande, sur l'ensemble du territoire et sans discrimination.

Elle réclame une réforme des lycées qui prenne en compte les besoins des jeunes en termes d'orientation, de formation citoyenne et de réussite scolaire.

L'éducation de nos enfants fait la société de demain. Elle doit rester la priorité de la Nation !

 

mercredi, 07 octobre 2009

AVS,EVS la FCPE monte au créneau

La FCPE 39 a voulu profité de la "journée du travail décent" pour parler des AVS et EVS et à travers eux des familles et des enfants handicapés en manque d'accompagnant dans les écoles jurassiennes.

La loi de février 2005 ne s'appliquant pas de façon équitable sur le territoire.

http://tinyurl.com/yetenjc

lundi, 05 octobre 2009

Enfants handicapés Jurassiens : AVS ou pas AVS ?

 

3 questions à Patrick Viverge, Président de la CDAPH du Jura,

par Yannick Daubigney siégeant à la CDAPH 39 et Coordinateur Handicap FCPE

 

 

Monsieur  Viverge, en tant que conseiller Général de Dole-nord-est et président de la Comission Départementale d'Attribution aux Personnes Handicapées du Jura, que pensez-vous des situations suivantes, et surtout, que proposez vous ?


1- La CDAPH du  Jura semble en peine par rapport aux chiffres annoncés par le président de la CDAPH du Doubs.

  • Comment expliquer que, dans le Doubs, ils ont pu assurer tous les personnels  validés par la CDAPH-25 et accorder deux AVS en priorité en septembre, alors que dans le Jura, nous avons près d’une cinquantaine d’enfants en mal de personnel accompagnant à la rentrée ?
  • Nous nous posions la question de l’équité des décisions concernant les fermetures de classes sur le département, qu’en est-elle sur le rectorat de Besançon et donc sur la Région ? Voir vidéo en ligne


Patrick viverge :

Je suis Président de la CDAPH. Suite à une étude des services de la MDPH concernant les Aides de Vie Scolaire, une proposition est faite à la commission.Jusqu’à présent, les réponses ont été conformes aux demandes et à l’esprit de la loi.

C’est à l’Education Nationale, c’est-à-dire à l’Etat de mettre en application ces décisions. Je ne suis pas en mesure de juger des disparités dans l’application de ces décisions entre le Jura et le Doubs.

L’application de l’équité est mon souci quotidien, mais, en tant que Conseiller Général du Jura, je ne peux avoir d’action que sur le Jura.


2- En tant qu’élu territorial et homme politique impliqué très fortement dans le social et le domaine du handicap, trouvez-vous normal que des personnels accompagnant des enfants handicapés soient :

  • D’une part si peu formés pour intervenir, accompagner et faire le lien entre l’enfant, l’équipe éducative et sa famille, et d’autre part, comment expliquer leur motivation à travailler alors qu’ils sont en situation précaire et ont une situation professionnelle non pérenne ? Aucun d’entre eux, si ce n’est les étudiants qui veulent être enseignants, ne pourront continuer à travailler auprès des élèves.
  • Ne pensez-vous pas que former des personnels sur le terrain et les garder quelques mois seulement relève du gâchis, sous prétexte de créer des emplois aidés qui ne sont plus financés par l’éducation nationale ? Seul bon côté pour les derniers arrivants : 60 heures de formation spécifique alors que les enseignants et anciens AVS ont été mis devant l’enfant handicapé sans préparation.
  • Si les personnes les plus motivées finissaient par rester (mères de familles, personnes s’approchant de la retraite, anciens enseignants…) sans être mis au placard ; si un statut spécifique style « validation des acquis » permettait à ces personnes de poursuivre leur carrière tant qu’ils le souhaitent, ne pensez-vous pas que nous éviterions les problèmes de rentrée comme cette année dans le Jura ?

Patrick Viverge :

Concernant le personnel accompagnant les enfants :

  1. Je me suis déjà exprimé publiquement sur la nécessité de former ces personnes dont la bonne volonté ne suffit pas. De plus, la précarité dans laquelle ces personnes se trouvent est une situation scandaleuse imposée par l’Etat.
  2. Effectivement les EVS ASH Employés Vie Scolaire –Aide à la Solarisation des Handicapés auront une formation de 60 heures. Cela est très peu, mais mieux que rien. Ces personnes seront payées par le Conseil Général, mais avec un emploi précaire, 1 an renouvelable, ce qui ne favorise pas la motivation pour un emploi qui nécessite compétence, écoute et disponibilité.
  • Je suis effectivement très favorable à la professionnalisation de ces emplois. S’occuper d’enfants dans une situation de handicap ne s’improvise pas. Cela doit être une véritable profession avec une formation solide, un diplôme, de réelles compétences validées, des exigences et une sécurité de l’emploi. On ne peut pas traiter ces personnes avec autant de mépris en leur demandant beaucoup et en leur offrant si peu. On ne peut pas traiter les personnes en situation de handicap avec autant de légèreté, ce n’est pas dans l’esprit de la loi de 2005.

3- Enfin dernière question Monsieur Viverge, pensez-vous normal que l’éducation nationale décide des postes disponibles, alors tout repose sur les épaules des collectivités territoriales ?

  • Ne pensez-vous pas qu’il serait logique, dans ce cas que la MDPH décide et gère les moyens en personnel (en disposant fond nécessaires) ; attention au piège de confier ce rôle aux PEP et autres organismes associatifs, qui se voient également diminuer leurs budgets et personnels mis à disposition par l’éducation nationale.

Patrick Viverge :

  1. Je pense que c’est effectivement à la CDAPH de décider.D’ailleurs,  dans cette commission siège le représentant de l’Education Nationale. Le problème dans la gestion du personnel est que le législateur a souhaité que le personnel dépende parfois  des collectivités territoriales, parfois de l’Etat, ce qui impose des statuts différents avec des avantages, des salaires différents.L’Etat,  en   finançant de moins en moins d ‘ AVS ( à la charge de l’Etat) demande aux Départements de financer des   EVS-ASH ( à la charge du Département) ;mais les Départements sont étranglés financièrement. Certains vont être mis sous tutelle  du fait  de nombreux transferts de charges que l’Etat payait, et qui doivent être financés désormais par les Départements sans avoir les financements qui correspondent.
  2. Je pense qu’il faut considérer  avec respect les personnes handicapées dans toute leur diversité. Cela nécessite écoute, réflexion et action.Cela est dans l’esprit de  la loi de 2005, qui a été une réelle avancée, il faut le reconnaître, et nécessite « des accompagnateurs » compétents.
  3. Mais il faut également considérer les travailleurs avec beaucoup de respect et là, l’Etat s’est complètement fourvoyé. Le mépris affiché pour ces personnes dans l’angoisse de l’avenir et dans l’attente d’être traitée avec dignité est intolérable. Il faut offrir une formation diplômante et une rémunération décente aux professionnels qui s’occupent d’enfants en situation de handicap : ces professionnels le méritent et les enfants aussi.

C’est une voie élégante  vers l’intégration et l’autonomie,

pour les uns comme pour les autres.

Je m’engage à organiser une réflexion dépassionnée au sein du Conseil Général

autour de cette question de fondqui dépasse les distorsions politiques.

 

Nous remercions Monsieur Viverge d'avoir répondu à nos questions. Nous soulignons au passage l'importance des Associations présentent lors de cette Commission Départementale d'Attribution aux Personnes Handicapées.

-- Yannick Daubigney : coordinateur handicap FCPE39--

pour me contacter

 

 

samedi, 03 octobre 2009

Albert Jacquard et "les P.A.S Comté" ça bouge dans le Doubs !

Invité ce mercredi 30 septembre en tant que coordinateur handicap pour la FCPE du Jura par Bénédicte Mourot, présidente de l’association « les P.A.S. Comté », comprendre Personnel d’Accompagnement Scolaire de Franche-Comté (site internet http://lespascomte.free.fr), au Centre Régional de Documentation Pédagogique de Franche-Comté pour une information à leur initiative sur le thème :

« Quelles ressources pour la scolarisation des enfants porteurs de handicap ? ».

Nous avons été accueillis par Hervé Blettery, Directeur du CRDP de Franche-Comté.

Les objectifs de cet après-midi étaient de nous faire découvrir les ressources et les aides pour accompagner efficacement les enfants handicapés, et permettre aux intervenants de mieux se connaître.

Sylvie Mathevon et Hélène Euvrard, respectivement Directrice et Référent pôle enfants de la Maison Départementale du Doubs (MDPH), nous ont présenté le rôle et les actions de la Commission Départementale d’Attribution aux personnes handicapées (CDA).

Pascal Paul, Formateur audio-visuel au CRDP, nous a présenté des moyens « TICE » (Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement) adaptables aux enfants porteurs de handicap.


Vu la présentation faite par Mme Brigitte Lyautey, - Conseillère technique « Aide à la Scolarisation des enfants Handicapés (ASH) » auprès de Mme le Recteur de Besançon - et Mr Jean-Marie Bart, - Vice président du Conseil Général du Doubs, Président de la Commission Départementale d’Attribution aux Personnes Handicapées du Doubs (CDAPH 25) -, tout semble bien aller dans le Département. Ils ont même eu le luxe d’accorder une aide à deux dossiers urgents à la rentrée.

C’est également ce qu’on laissé paraître les chiffres annoncés par Mme le Recteur dans les Dépêches du 24 septembre dernier. « Cette politique réclame évidemment des moyens en personnel d’accompagnement et en matériel adapté sur l’académie de Besançon (180 000 € pour 2009).
- 88 auxiliaires de vie scolaire (AVS),
- 209 emplois vie scolaire (EVS),

sont dédiés au suivi de ces jeunes frappés par le handicap. »

Si cela représente les moyens accordés, cela ne reflète pas la réalité actuelle sur le terrain en cette rentrée 2009/2010.

 

Le Jura, quant à lui, semble être un département sinistré.

Les enfants dont les dossiers ont été étudiés et validés par CDAPH 39 avant juin 2009 en présence de Monsieur Franiatte, - Inspecteur d’Académie ASH du Jura-, n’ont pas tous été honorés en cette rentrée de septembre.

  • Plusieurs dizaines d’enfants en situation de handicap sont rentrés comme prévu avec leurs camarades, mais sans leur AVS, EVS ou… futurs EVS-ASH !
  • Plusieurs départs ont eu lieu durant l’été ; il faut préciser que tous ces postes sont des contrats précaires à temps partiel, à durée déterminée, renouvelables 1 fois et qui, au final, n’aboutissent pas à un emploi auprès des enfants.

 

  1. Le contrat d’Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS), est un contrat de travail de 3 ans renouvelable une fois, soit 6 ans maximum. L’AVS est chargé spécifiquement d’encadrer les enfants handicapés. C’est un AVSi s’il accompagne un seul enfant, et un AVSco s’il accompagne un groupe d’enfants (le plus souvent en milieu scolaire spécialisé : CLIS ou UPI). L’AVS est payé par l’éducation nationale et mobile d’une école à l’autre.
  2. Le contrat d’Employé Vie Scolaires (EVS) est un contrat de travail de 1 ans renouvelable une fois, soit 2 ans maximum. L’EVS est normalement chargé de l’aide aux tâches administratives, à l'utilisation des nouvelles technologies, à l'animation des activités culturelles artistiques ou sportives, à la gestion documentaire, à l'accueil, à la surveillance et à l'encadrement des élèves de l’établissement scolaire. Hors, depuis quelques années, il arrive couramment que ces EVS soient en charge d’enfants en situation de handicap à l’école. L’EVS est attaché à un établissement scolaire. Il est en quelque sorte multicartes, puisque administratif et chargé de s’occuper à l’occasion d’un enfant handicapé sur son temps de présence à l’école (dans ce cas, on le nomme EVSi). Il relève des emplois aidés payés par les collectivités territoriales.
  3. Cette année, nous découvrons les Employés Vie Scolaire – Aide à la Solarisation des Handicapés, c’est toujours un contrat de travail précaire renouvelable une fois, mais cette fois, le personnel EVS-ASH devrait suivre une mini-formation de 60 heures, (ce qui n’est pas encore en place dans le Doubs, d’après Mme Brigitte Lyautey, - Conseillère technique ASH -). L’EVS-ASH sera affecté à l’accompagnement scolaire des enfants en situation de handicap, mais sur plusieurs écoles cette fois. C’est à priori ces personnels qui sont attendus par les petits jurassiens, et les autres élèves que l’on ne connaît pas dans les autres départements de l’académie. Ce sont toujours des emplois aidés payés par les collectivités territoriales.

Pour revenir à la situation du Jura, il semblerait que plus d’une dizaine d’AVS ont déménagé ou démissionné pendant l’été, raison pour laquelle des dizaines d’enfants jurassiens sont scolarisés à temps partiel, sans AVS ou EVS.


Mercredi après midi justement, Mme Brigitte Lyautey nous informait que des AVS étaient en formation ce jour même. Précisons que ces AVS en formation sont en poste depuis, au minimum, l’an dernier… Et que les AVS qui ont pris leur poste à la rentrée dernière n’ont encore pas entendu parler de formation !

La précarisation de ces emplois à temps partiel, sans pérennisation ni poursuite dans ce domaine en cas de vocation, n’arrange pas la situation.

  • L’association « Les  P.A.S. Comté » (Personnel d’Accompagnement Scolaire de Franche-Comté) a mis en évidence ce malaise : manque de formations et d’informations, d'analyse de pratique (pour progresser dans la qualité de l’accompagnement), d'échanges avec les collègues et les autres corps professionnels, précarité d’emploi, non poursuite de l’activité dans laquelle ils se sont tant impliqués, difficultés à trouver leurs marques pour la prise en charge de l’enfant et l’information des familles,…
  • Le seul mot d’ordre qu’ils entendent : « orienter vers l’enseignant ou l’enseignant référent, (qui est souvent injoignable au vu du nombre de dossiers dont il s’occupe) ».

 

Je terminerai par une réponse que m’a faite Albert Jacquard, « grand philosophe, généticien humaniste de renom », devant une assistance de plus de 500 personnes, dont Mme Brigitte Lyautey du Rectorat, lors de la conférence au Grand Kursaal à Besançon, ce jeudi 1er octobre, sur le thème : « Quelle vie sociale notre époque réserve t-elle à la personne handicapée ?»

voir vidéo en ligne

 

Albert Jacquard, qui organisait une conférence au Grand Kursall ce 01 octobre à Besancon répond à mes questions :

 

  1. Quelle est selon vous la place des enfants handicapés dans nos écoles ? « Le handicap apporte une richesse dans les écoles. Il apprend la différence aux enfants dits « normaux » tout en aidant les enfants handicapés à progresser. »
  2. Pensez-vous que la précarisation et la transformation des postes d’Auxiliaires de Vie Scolaire soit une solution ?  :    « Il est bien clair que je réponds à la question : non ! Elle est insuffisante pour aider les enfants à surmonter leur handicap. Tout enfant en a besoin, la première chose à faire est d’extirper l’idée qu’ils sont des négatifs à la société.Un enfant qui a un handicap coûte peut-être cher, il faut mettre en place des moyens pour survivre, mais de toutes façons, il est une source. C’est comme ça qu’il faut le regarder : une source qui ne se mesure pas en argent ».

Le Siège et le role de la FCPE au sein de la CDAPH :

 

Nous avons établi des relations de confiance avec Mr Maronne et le service d’Aide à la Scolarité des enfants Handicapés du Jura.

Tout le monde a les yeux rivés vers Mr Franiatte ou son successeur pour mettre en place une telle information sur le Jura, et veiller à ce que la prise en charge de ces enfants devienne pérenne pour le bien de tous.


Vous trouverez également en ligne le compte rendu des « P.A.S. Comté » :

Compte-rendu PAS COMTE 30_09_09.pdf

et je vous invite à visiter leur forum :

http://forumdespas.xooit.fr

et vous inscrire pour vous faire connaitre :

http://forumdespas.xooit.fr/profile.php?mode=register&...

 

 

-- Yannick Daubigney : Coordinateur Handicap FCPE39--

pour me contacter

vendredi, 02 octobre 2009

Albert Jacquard Répond à la FCPE sur l'intérêt de la scolarisation des enfants handicapés en milieur ordinaire et l'importance des AVS

Jeudi 01 octobre 2009 a Grand Kursael à Besancon à eu lieur une conférence ayant pour thème :

« définition lucide de l’être humain, ou quelle vie sociale notre époque réserve-t-elle à la personne handicapée ? ».


Albert Jacquard répond à la question de notre correspondant handicap sur le Jura

 

 

Toutes les notes