mercredi, 28 janvier 2009
Pour demain
Nous disons OUI à une politique publique d’Education, ambitieuse, volontariste, génératrice d’emplois, de valeurs et porteuse d’espoirs.
Nous demandons de véritables négociations où serait présente l’ensemble de la communauté éducative dont les parents font partie. Nous ne voulons plus de cette méthode qui consiste à rencontrer un jour les lycéens, le lendemain, certains syndicats, et l’après-midi les autres, puis le troisième jour les élus… Nous devons, dès demain, nous rencontrer autour d’une table afin de confronter nos points de vue, pour une véritable réforme de l’Ecole que nous appelons de nos vœux.
Nous voulons une véritable réforme du lycée, pour qu’enfin il permette à tous les élèves de mieux réussir et qu’il cesse de reproduire les inégalités sociales.
Nous voulons le maintien des formations au BEP, pour une qualification reconnue dans le monde du travail.
Nous disons OUI à la priorité à l'éducation dans notre pays.
Que valent 50% d’une classe d’age niveau licence si 100% des élèves ne sortent pas du système éducatif avec un diplôme ou une qualification ? La formation est le meilleur rempart contre la précarité et le chômage.
Nous disons OUI à la présence d’adultes formés dans les écoles et les établissements.
Fermetures de classes, d’options, de filières, augmentation du nombre d’élèves par classe, remplacements non assurés… La carte scolaire, telle qu’elle commence à se dessiner dans les départements, va encore aggraver les difficultés de l’Ecole que nous constatons déjà depuis plusieurs années. De plus, elle fait apparaître des suppressions de classes dans les écoles publiques au profit d’écoles privées et une réorganisation comptable qui ne tient pas compte des réalités locales.
L’Ecole ne se limite pas à des enseignants devant des élèves ! Il faut aussi du personnel administratif, des assistantes sociales, des infirmières, des conseillers d’éducation, des surveillants… L’embauche de 5 000 personnes en « contrat aidé », non formées, ne compensera pas les manques accumulés depuis plusieurs années.
Nous disons OUI à une véritable politique de lutte contre l’échec scolaire qui prenne en compte les difficultés des élèves.
L’aide personnalisée, si son intention peut paraître louable, est vouée à l’échec car ses modalités de mise en oeuvre ne tiennent pas compte des besoins spécifiques de développement des enfants. Elle surcharge une journée scolaire déjà parmi les plus lourdes d’Europe, ce qui ne permet pas aux enfants d’être disponibles pour les apprentissages. De plus, elle stigmatise l’enfant très tôt comme élève en difficulté à ses propres yeux et à ceux des autres. Enfin, elle se fait en dehors du temps scolaire obligatoire et se trouve en concurrence avec les activités culturelles, sportives ou du temps familial à contre-courant des dispositions de l’article 31 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Nous disons OUI au retour à 936 heures annuelles de classe pour tous les enfants en primaire et à l’aménagement des rythmes scolaires.
Actuellement, avec la suppression de l’Ecole le samedi matin, nos enfants ont 864 heures annuelles obligatoires. Ceux qui travaillaient déjà en semaine de 4 jours le savent : il leur manque 3 semaines de classe par an, soit plus d’un trimestre à la fin de la scolarité en primaire, au détriment des apprentissages.
Le retour à 936 heures doit s'accompagner d'une vraie réflexion et d'une négociation sur les rythmes scolaires pour mieux répartir ces heures dans la journée, la semaine, le trimestre et l’année. La journée scolaire des enfants ne doit pas excéder 5 heures.
Nous disons OUI à la sectorisation scolaire.
La véritable liberté, c’est de pouvoir mettre ses enfants dans l’école d’à côté qui fait réussir tous les enfants, pas de devoir choisir leur école ou plus exactement que l’école choisisse ses élèves !
Ci aprés le lien pour l'imprimer
Tract pour le 29 janvier (3).doc
18:42 Publié dans Infos nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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