jeudi, 30 octobre 2008

Des chiffres sur l'Education

Des chiffres pour remettre la vérité au centre des débats.

Société1.doc

Société2.doc

lundi, 27 octobre 2008

LE coût des renvois

Le budget 2009 prévoit 42 millions d'euros pour les expulsions de sans-papiers (20/10/2008)

La faillite est sans doute autant morale que financière... La prévision de crédits pour parvenir à l'objectif de 26 000 reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière s'élève à 42 millions d'euros, selon le programme "immigration et asile" du projet de loi de finances 2009, présenté le 26 septembre par le ministre du budget Eric Woerth.

Le texte précise par ailleurs qu'"il apparaît qu'avec 17 210 reconduites au 30 juin 2008, l'objectif [de 26 000 reconduites à la frontière] sera dépassé pour l'année". En ce qui concerne les mesures d'éloignement, la prévision de crédits est de 42 millions d'euros, avec 39 millions pour les frais de billetterie (le coût moyen d'un billet étant estimé à 1 500 euros) et 3 millions pour la location d'avions. Le montant moyen d'une expulsion est ainsi évalué à 2 186 euros.

 

Pour la rétention administrative, le montant de la dotation prévue pour 2009 est de 28,8 millions d'euros. A la mi-année, 1 538 places étaient gérées par la police et 434 par la gendarmerie, 2 030 places au total étant prévues pour 2009. Le coût moyen d'une place en rétention est de 38,84 euros par jour.

Par ailleurs, le coût estimé du nouvel appel d'offres lancé par le gouvernement pour les missions d'information et d'assistance juridique dans les centres de rétention est de 15 millions d'euros sur trois ans. Le marché public actuel, souscrit avec l'association Cimade, était, dans la loi de finances 2008, d'un montant de 4,56 millions d'euros, soit 57 790 euros par intervenant de la Cimade.

Le programme "immigration et asile" est globalement doté de 436 millions dans le projet de loi de finances 2009, lequel prévoit une enveloppe globale de 513,8 millions d'euros pour le ministère de l'immigration, soit une forte baisse (de 96,2 millions, - 15,7 %) par rapport à l'année passée, qui avait vu la création du ministère.

 

Source :http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/10/03/le-bud...

 

 

 

 

 

Courrier de M Devedjian

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samedi, 25 octobre 2008

Syndicats enseignants

Communiqué de presse : grève unitaire dans le 1er degré le jeudi 20 novembre

Jeudi 20 novembre : Grève unitaire dans les écoles à l’appel du SGEN-CFDT, du SE-UNSA et du SNUIpp-FSU

 

 


Assez ! Assez de mépris pour l’école publique, ses élèves et ses enseignants !

Les enseignants des écoles ont participé très nombreux à la manifestation nationale du 19 octobre. Le ministre de l’Education Nationale n’a apporté aucune réponse au mécontentement et aux revendications exprimées. La limite de l’acceptable est largement dépassée. C’est le métier et l’engagement professionnel des enseignants des écoles au service des élèves qui sont dévalorisés, critiqués et remis en cause en permanence.
Après la parution de programmes à vision passéiste, plus lourds alors que le temps d’enseignement est réduit de deux heures, aux attaques contre la maternelle et ses enseignants s’ajoutent l’autoritarisme et les pressions tatillonnes de l’administration sur le terrain. Ce climat de défiance vis à vis du professionnalisme et des compétences des enseignants est insupportable.
Pour la première fois dans le premier degré, une augmentation de près de 20 000 élèves s’accompagne de la suppression de 5500 postes et, sans aucune concertation ou évaluation de l’annonce de la suppression des réseaux d’aides aux élèves en difficulté.
Qui peut croire un seul instant qu’avec un horaire diminué des programmes plus lourds, , moins d’enseignants, les réseaux d’aides aux élèves en difficulté supprimés , les élèves pourraient mieux réussir à l’école ?
Le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et le SNUIpp-FSU décident d’appeler les enseignants de sécoles à faire massivement grève le jeudi 20 novembre pour :
- que cesse le mépris, des mesures unilatérales imposées dans la précipitation et sans aucun dialogue social : EPEP, IUFM, SMA,
- exiger un autre budget qui permette de faire face à la hausse des effectifs et permette une transformation de l’école qui favorise la réussite de tous les élèves
- le maintien des RASED
- un véritable dialogue social, le respect du paritarisme et des droits syndicaux,

le vendredi 24 octobre

mardi, 14 octobre 2008

Lycée: ça gronde

Politique éducative

Réforme du lycée, la guerre d’influence bat son plein

A quelques semaines de l’annonce du projet de prémaquette pédagogique du nouveau lycée, désormais prévue fin octobre, les associations disciplinaires font monter la pression. Côté syndical, le bras de fer s’intensifie aussi avec la sortie du SNES des négociations.

A mesure que l’on s’approche de la présentation de la prémaquette pédagogique du nouveau lycée, prévue désormais pour la fin du mois d’octobre, les syndicats et les associations disciplinaires font monter la pression. Courriers, pétitions, actions de sensibilisation se multiplient pour influer sur les décisions du recteur de Gaudemar, chargé de la concertation. En effet, les contours de la nouvelle seconde et du cycle terminal inquiètent. La seconde devrait être resserrée sur 18 modules répartis en deux semestres, dont 11 modules fondamentaux (maths, français, deux langues vivantes, histoire-géographie et EPS), trois d’accompagnement et quatre d’exploration (à choisir entre sciences, SES, sciences de l’ingénieur, etc.). Ainsi, la physique-chimie et la biologie sortiraient du tronc commun actuel. Pour l’Académie des sciences et les associations de professeurs de sciences (APBG et Udppc), cela signifie que « les sciences ne seraient donc plus fondamentales ! ». S’agit-il pour autant de la fin des sciences au lycée ? Le recteur de Gaudemar s’en défend, puisque ces deux matières seront intégrées dans une forme adaptée dans les enseignements généraux du cycle première-terminale, selon la « coloration » du parcours choisi (4 au choix, sciences, humanités et arts, sciences de la société, technologies). Ainsi physique, chimie et SVT figureront dans le parcours « sciences », tandis que sera proposée en « humanités et arts » de la culture scientifique. Quant à la seconde, Jean-Paul de Gaudemar expliquait récemment à l’association des professeurs de mathématiques que le ministère réfléchissait à imposer dans les enseignements d’explorations au moins un module scientifique... Autre grand foyer de mobilisation, les sciences économiques et sociales. Cette discipline n’accède toujours pas au tronc commun. Pis, l’idée serait de proposer non plus un seul module de SES, mais plutôt des modules économie, questions sociales ou encore droit...
A ces levées de boucliers des disciplines s’ajoute la pression syndicale plus classique. Le SNES (FSU) a ainsi claqué la porte des négociations la semaine dernière. Le syndicat majoritaire refuse en particulier d’entériner la réduction à 27 heures des horaires des lycéens proposée par le ministère ainsi que la fin de la spécificité de la filière technologique. Pour leur part, le SGEN et l’UNSA (SE, SNPDEN) veulent poursuivre les discussions, mais souhaitent « être fixés rapidement sur la teneur de la réforme vu les rumeurs qui circulent. Peut-on revoir à la hausse les horaires ? Va-t-on vraiment réformer le cycle terminal ou juste rhabiller les anciennes filières ? », s’interroge Luc Bérille, du SE. Si les négociations se poursuivent, l’ensemble des syndicats, ainsi que, pour la première fois un grand nombre d’associations disciplinaires, appellent à manifester le 19 octobre contre la politique éducative du gouvernement.

dimanche, 12 octobre 2008

mobilisation

Communiqué de presse
AFL - Cé - CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - FAEN - FCPE - FEP-CFDT -
FERC-CGT - FGPEP - FIDL - Les FRANCAS - FSU - GFEN - ICEM-pédagogie Freinet
- JPA - La Ligue de l’Enseignement - SGEN-CFDT - SUD Education - UNEF - UNL
- UNSA Education



Manifestation du 19 octobre:
la mobilisation monte en puissance


La manifestation nationale lancée par 21 organisations de l’éducation s’organise et a reçu de très nombreux soutiens : 26 nouvelles organisations* soutiennent ou appellent à cette mobilisation. La pétition en ligne « Un pays, une école, notre avenir », signée par plusieurs personnalités, continue à recevoir chaque jour des signatures par milliers.

L’inquiétude est réelle. Les récentes annonces budgétaires font craindre le pire dans un climat déjà tendu dans l’Education. Nous assistons à une rupture de fond dans la priorité qu’accordait la Nation à l’Education.

Au-delà des dizaines de milliers de suppressions de postes, c’est toute la communauté éducative qui est reléguée au second rang.

Le gouvernement met également les associations complémentaires de l’enseignement public en danger : suppression des postes mis à disposition et diminution drastique des subventions.

Cette politique va détériorer irrémédiablement le service public d’Education. Les mots liberté, égalité, fraternité, perdent leur sens au profit d’une école à deux vitesses, dans une société minée par les injustices et les inégalités.

C’est pourquoi, dimanche 19 octobre, les citoyens seront dans la rue pour dire : « L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous ! ».



AFL - Cé - CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - FAEN - FCPE - FEP-CFDT - FERC-CGT - FGPEP - FIDL - Les FRANCAS - FSU - GFEN - ICEM-pédagogie Freinet - JPA - La Ligue de l’Enseignement - SGEN-CFDT - SUD Education - UNEF - UNL - UNSA Education


www.uneecole-votreavenir.org




*Liste des soutiens

Mouvements d’éducation populaire et organisations du champ scolaire
ANATEEP (Association Nationale pour les Transports Éducatifs de l’Enseignement Public)
CNAJEP (Comité pour les relations Nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Éducation Populaire)
EEDF (Éclaireuses et Éclaireurs de France)
FOEVEN (Fédération des Oeuvres Éducatives et de Vacances de l’Éducation Nationale)
PRISME (PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs)
CNAL (Comité National d’Action Laïque)
FNDDEN (Fédération Nationale des Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale)

Associations d’enseignants
AEAT (Association des Enseignants d’Activités Technologiques)
AFPEN (Association Française des Psychologues de l’Éducation Nationale)
AGEEM (Association Générale des Enseignants des Écoles et classes Maternelles publiques)
APBG (Association des Professeurs de Biologie et Géologie)
APSES (Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales)
APKHKSES (Association des Professeurs de Khâgne et d’Hypokhâgne en Sciences Economiques et Sociales)
FNAME (Fédération Nationale des Associations de Maîtres E)
Bureau national de la FNAREN (Fédération Nationale des Associations de Rééducateurs de l’Éducation Nationale)
UdPPC (Union des professeurs de physique et de chimie)
Organisations hors champ scolaire
LDH (Ligue des Droits de l’Homme)
MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)
UFAL (Union des Familles Laïques)
AMUF (Association des Médecins Urgentistes de France)
FNFR (Confédération Nationale des Foyers Ruraux)
FFMJC (Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture)
ATTAC France (Association pour la Taxation des Transactions pour l’Aide aux Citoyens)

Confédérations syndicales
CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail )
CGT (Confédération Générale du Travail)
UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes)

M Darcos dépouille le lycée

Monsieurs Darcos dépouille le lycée.doc

vendredi, 10 octobre 2008

Réforme des lycée

Réforme du lycée : la FCPE proteste
contre les méthodes ministérielles


La FCPE n’a été à aucun moment associée aux groupes de réflexion mis en place sur la réforme du lycée.

Elle exige dès à présent l’ouverture de la concertation à ses représentants.
Le ministre de l’Education ne peut sérieusement pas faire l’impasse sur la concertation avec la première fédération de parents d’élèves de l’enseignement public.

Elle demande un report de l’application de cette réforme, certes nécessaire, à la rentrée 2010-2011, afin qu’elle ait lieu dans la sérénité et qu’elle ne pénalise pas toute une tranche d’âge de lycéens, par manque d’anticipation et de réflexion.

Xavier Darcos : « souhaite que les lycéens soient associés le plus possible au processus », très bien, mais il ne doit pas pour autant oublier leurs parents.
Les parents d’élèves FCPE protestent vigoureusement contre le calendrier trop resserré de cette réforme.
Actuellement les collégiens de troisième sont invités dans leurs établissements à prendre contact avec les conseillers d’orientation, afin de réfléchir à leur projet et faire leurs choix.
Comment ces dialogues peuvent-ils être possibles, lorsque les Copsy déclarent eux-mêmes ne pouvoir être d’aucune utilité, car totalement dépourvus d’informations, sur la future organisation de la seconde.

La FCPE refuse que les élèves de troisième servent de « cobayes » dans la réforme des lycées.

mardi, 07 octobre 2008

Des infos prises sur la toile

Pour la FCPE - De la part de Colette F - 07 -10 08.doc

dimanche, 05 octobre 2008

La fin du lycée

Fini les filiéres S,SES et L, les maths obligatoires et le redoublement…

Exclusif le nouveau lycée

 

En juin prochain, le lycée d’aujourd’hui aura vécu. « Poussé par l’Elysée  » selon un observateur, le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos confirmera prochainement la naissance d’une nouvelle classe de seconde dés septembre 2009 (première en 2010, terminale en 2011). Une annonce qui aurait du être faite dans dix jours mais qui selon nos informations, sera repoussée au moins d’une semaine, voire reportes à la rentres des vacances de la Toussaint .


Une classe de seconde profondément remodelée.

 La piste de travail actuellement privilégiée par le « Monsieur Reforme du lycée» - le recteur d’Aix-Marseille, Jean-Paul de Gaudemar - consiste à bâtir un tronc commun pour tous les élèves dans lequel on trouverait lettres, maths, histoire-géo, deux langues vivantes et sport. A ce jour la physique-chimie, l’éducation civique et les sciences naturelles ne font donc plus partie des enseignements obligatoires. Pas plus que l’économie, déjà exclue par une précédente réforme contestée. Ce tronc commun devrait représenter 60 % des cours. Le reste sera divisé en deux types de modules, les « exploratoires » (25 % du total) et ceux  d’« accompagnement » (15 %). L’année scolaire sera découpée en deux semestres au lieu de trois trimestres. A la fin du premier semestre, les élèves pourront changer de module, ce qui constitue une révolution: la fin du programme figé pour l’année entière.


La suppression du redoublement.

Chaque année, 15% des lycéens de seconde redoublent. «  L’idée est que les élèves en difficulté dans tel domaine se renforcent lors du second semestre par le jeu des modules » explique le cabinet de Xavier Darcos, « et que le redoublement devienne anecdotique ».  Quitte a imposer aux lycéens de prendre tel module et pas tel autre, ce qui va à l’encontre de l’esprit initial de la réforme, résumée dans un premier  temps comme un lycée à la carte par le ministre. Une ex pression abandonnée depuis à la suite de critiques de Nicolas Sarkozy et d’élus UMP. « Je suis attaqué sur ma droite » aurait confié récemment Darcos. Vingt-sept heures pour tous.

Tel devrait être, de la seconde à la terminale, le nouveau volume horaire hebdomadaire de tous les lycéens des filières générales. Actuellement, les élèves ont entre vingt-huit et trente-cinq heures de cours. «  On restera dans la moyenne européenne  » se défend le ministère. Les syndicats jugent l’hypothèse inadmissible, et craignent qu’un tel allégement des emplois du temps ne serve a justifier la politique de réduction du nombre d’enseignant. « La réforme se veut au service des élèves, elle n’est pas motivée par des questions budgétaires explique un proche de Xavier Darcos. Cela dit si l’on peut en même temps réformer et réduire les coûts ».

La fin des filières, la fin des maths obligatoires.

 Les élèves de première et de terminale disposeront eux aussi d’un enseignement découpé en trois. La proportion actuellement retenue est de 45 % (tronc commun), 45%(modules exploratoires), 10% (modules d’accompagne ment). L’histoire-géographie et les mathématiques disparaitraient du tronc commun mais pas la philo, qui pourra être débutée (en option) dès la première. Un élève pourrait donc ne plus faire de maths après la seconde !

Quant aux filières scientifique (S), économique et sociale (ES) et littéraire (L), trop déséquilibrées (surfréquentation en S, pénurie en L) et injustes socialement (les enfants des familles les plus favorisées sont largement majoritaires en S, qui ouvre toutes les portes, elles tombent aux oubliettes . Quatres « dominantes  » (humanité et arts, sciences, sciences de la société, technologie) les remplaceront plus souplement grâce au principe des modules (dont le droit, autre nouveauté) inter changeables en cours d’année. Reste le bac : «  Je ne suis pas payé pour démonter la tour Elffel» dit pour le moment Xavier Darcos...

Alexandre Duyck JDD du 5/10/2008

 

 

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