dimanche, 07 septembre 2008

Rentrée vue par les syndicats

SNES : « Faire monter la pression. » Telle est l’ambition du premier syndicat du secondaire en cette rentrée qui « cache de nombreuses zones d’ombre ». A quatre mois des élections professionnelles, le SNES joue la carte de la mobilisation. Le syndicat s’inquiète des suppressions de postes programmées qui « fragilisent les dispositifs d’aide aux élèves » et « multiplient les postes partagés ». Le SNES dénonce aussi les premiers effets de l’assouplissement de la carte scolaire avec « des établissements de plus en plus ghettoïsés ».

SGEN-CFDT : Une rentrée « pas mobilisatrice dans le sens des objectifs de l’école ». Des suppressions de postes au « contresens absolu » des heures sup’, « les enseignants sont mis à l’écart de la transformation du système », observe Thierry Cadart, le secrétaire national. Si l’annonce des 1500 euros pour les néo-titulaires n’est « pas négligeable », « aucun lien n’est fait avec la transformation nécessaire du métier ». Le SGEN revendique en outre d’autres possibilités d’organisation du temps scolaire.

SNALC-CSEN : Satisfait de la revalorisation des débuts de carrière, le syndicat n’en émet pas moins de « sérieuses inquiétudes » sur la réforme des lycées dont il « craint les incidences sur le métier d’enseignant », sur les suppressions de postes, et les nouvelles procédures d’orientation qui « tiennent de l’usine à gaz ».

SNUipp (FSU) : Pour le premier syndicat du primaire, c’est une rentrée sous le signe de l’« inquiétude ». Outre la suppression du samedi matin, qui remet en cause l’organisation de la semaine, les nouveaux programmes posent question. Cependant, explique Gilles Moindrot, le secrétaire national, ils ne devraient pas pousser les enseignants à changer leur méthode de travail. Les cours de soutien hors du temps scolaire pèsent, selon le syndicat, sur l’avenir des Rased.

SE-UNSA : « Le hold-up continue ! » Le syndicat sonne l’alarme dans le premier degré, « pillé », avec « la création en cette rentrée de 580 emplois effectifs alors que 17 000 élèves supplémentaires sont attendus ». Le SE craint un « grand bazar » avec la suppression du samedi matin et ne prévoit qu’un réel démarrage d’ici aux vacances de la Toussaint. Dans le second degré, il s’inquiète que l’accompagnement des néo-titulaires, non budgété, soit victime de « l’impéritie budgétaire » et s’oppose au « déferlement » des heures sup’.

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