dimanche, 06 mai 2012
Conférence avec André Antibi au Collège du Parc à Bletterans

Dans son projet éducatif, la FCPE affirme que l'élève est avant tout un enfant, un adolescent, un adulte en devenir qui doit être mis au centre du système éducatif.
Donner la priorité au respect de l’enfant, c'est mettre la pédagogie au service des apprentissages. Une évaluation pour aider, stimuler et guider les élèves est un thème qui est donc cher à la FCPE.

Dans le cadre de cette réflexion, la FCPE39 a souhaité inviter André Antibi, chercheur en
didactique, professeur à l’université Paul-Sabatier de Toulouse, où il dirige le laboratoire de
didactique. Il est l’auteur de « La constante macabre » paru en 2003 et plus récemment de « 50
paradoxes dans l'enseignement » paru en 2011. Il est aussi l'auteur de deux essais : « les notes, la fin
des cauchemars », paru en 2007 et « la notation scolaire » paru en 2008. Le tout aux éditions
Math’adore-Nathan
Pour André Antibi, qu'est-ce que la constante macabre ?

"Cela part du constat que sous la pression de la société, les professeurs se sentent obligés
inconsciemment de mettre un certain pourcentage de mauvaises notes pour être crédibles. Ce n’est
pas la faute des enseignants. Dans notre système éducatif, un professeur qui donne de trop bonnes
notes est immédiatement jugé comme un fumiste. La constante macabre, c’est quand, quel que soit
le niveau des élèves, il y a toujours un tiers de très bons élèves, un tiers de moyens, et un dernier
tiers de mauvais élèves. Et je constate que les élèves défavorisés sont souvent dans le dernier tiers.
Il y a trop d’enfants qui sont en échec de façon artificielle."
Ce chercheur a donc mis au point un système d'évaluation : "l'évaluation par contrat de confiance" .
Il viendra donc expliquer cela en compagnie de Corinne Croc, professeur de mathématiques qui
applique avec ses élèves cette évaluation.
Le débat qui suivra s'élargira pour étayer la question posée sur l'invitation :
"Évaluations scolaires : quel intérêt pour l’enfant ?"
17:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 27 février 2012
Valérie Pécresse à Dole ce lundi 27 février 2012
Déclaration de la FCPE du Jura à Madame la ministre du Budget.
Valérie Pecresse Ministre du Budget en visite à... par Yacalfer
Prise de parole
Madame le ministre du Budget,
Vous vous déplacez dans le Jura pour mettre en place vos réformes, vous passez devant nos écoles sans vous arrêter pour constater l’ampleur des dégâts, nous le déplorons. L’Ecole n’est pas une industrie, c’est le lieu où on prépare les enfants à être des citoyens responsables, où la mémoire et le savoir se conjuguent au futur.
Les parents d’élèves Jurassiens se sont déplacé ce matin pour vous faire entendre, leur révolte et leur opposition concernant cette nouvelle carte scolaire, qui supprime encore des classes et confine encore plus d’élèves dans des locaux de plus en plus étroits.
Qu’attendre de la prochaine en 2013, si ce n’est une nouvelle augmentation du seuil des élèves par classes, pour fermer encore plus de classes et d’écoles.
En matière d’éducation, on ne parle pas de rentabilité madame le ministre, les enfants ne sont pas une matière première qu’on peut réduire à un chiffre à virgule dans un tableau statistique.
Dans le jura, nous apprenions à nos enfants, l’apprentissage et le respect des règles, qui permettent de bien vivre en collectivité, dès l’âge de deux ans dans les maternelles.
Dans le Jura nous tenons à scolariser un maximum de ces jeunes enfant dès l’âge de deux ans, nous nous battrons pour faire appliquer la loi montagne et la Zone Rurale de Revitalisation, spécifique à notre département.
Eduquer dès le plus jeune âge dans les maternelles pour ne pas avoir recours à la répression dans les tribunaux… Quel prix pour éduquer un enfant dans de bonnes conditions, quel coût pour juger et punir un délinquant ? Là est la vraie question !
Que dire de la prise en charge des enfants les plus en difficulté, des élèves handicapés, classes surchargées, manque de moyens, disparition des RASED… apparitions d’emplois précaires pour colmater les brèches…
A force de rupture et de casser l’éducation, vous devrez créer madame la ministre un Ministère de le Rééducation nationale.
N’oubliez pas madame la ministre, Jean-Ferrat Chantait « la femme est l’avenir de l’homme », nous, nous pensons aussi que nos enfants sont l’avenir de la France. N’oubliez pas non plus que, ce sont eux qui voteront et qui feront parler les suffrages à leur majorité au plus tard dans 16 ans.
En attendant, nous parents d’élèves, dans le respect de ce que nous avons appris dans nos écoles, récompenserons les « bons élèves qui ne détruisent pas nos écoles ». Nous n’avons plus de « bon-point » mais nous avons notre bulletin de vote. Et nous l’utiliserons à bon escient lors des prochaines échéances électorales.
Pensez-y, et faites le savoir au plus haut, jusqu’aux oreilles de votre président. Là ou les « bons-points » manqueront, les postes et les fonctions manqueront….
Pour la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves du Jura,
Yannick Daubigney
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mardi, 14 février 2012
L'arrivée des parents d'élèves "marcheurs fous" du RPI les Bouchoux
Au terme de 80 kilomètres sur 4 jours par -15°c de moyenne, ces deux parents d'élèves sont descendu du RPI les Bouchoux vers l'Inspection académique de Lons le Saunier pour exprimer la révolte des Jurassien et ce qu'ils ont pu constater lors de la traversée des villages tout au long de ce parcourt de l'extrème.
l'arrivée des marcheurs à l'IA du Jura par Yacalfer
Malheureusement Monsieur Milville, Directeur d'Académie étant absent, c'est le Secrétaire Général de l'Inspection Académique, Monsieur Alaiin Schumeng qui les a reçu ; il a pris bonne note et transmis les remarques, constats et doléances de nos deux marcheurs à son Directeur Académique.
Espérons que cette action démontre aux décideurs, aux politiques et aux ministres, la détermination des parents d'élèves jurassiens à combattre l'injustice et la précarité occasionées par la carte scolaire. Les parents d'élèves, les élus et enseignants du Jura crient non au saccage de nos école, non à la mise en danger de nos conditions d'enseignement laiques et républicaines dans le Jura...
Nous réclamons un moratoire visant à supprimer définitivement cette carte scolaire et visons le zéro suppression de poste pour la rentrée...
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